Contrats courts : Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière demande au gouvernement "un véritable bonus malus"

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Après l’échec des négociations sur l’assurance chômage, Force ouvrière demande au gouvernement de lutter contre la précarité, "mais pas sur le dos des demandeurs d’emploi". 

C’est un échec. Les syndicats et le patronat n’ont pas réussi à s’entendre sur la réforme de l’assurance chômage. Les dernières discussions ont achoppé sur la question des contrats courts. Les organisations d’employeurs refusent de mettre en place un bonus malus, une modulation des cotisations en fonction du recours aux contrats précaires. Le gouvernement s’est engagé, en cas d’échec des négociations, à l’instaurer lui-même, par décret.  

"Il faut en finir avec ces contrats courts" 

Après l’échec des négociations,  Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, enfonce le clou et réclame, plus que jamais, l'instauration d'un bonus-malus : "On a fait expertiser un système qui fonctionnerait. Seulement 17% des entreprises seraient affectées par le malus. Et l’assurance chômage économiserait 400 millions d’euros par an. Il faut en finir avec ces contrats courts. Ils ont explosé ces vingt dernières années !"  

Le gouvernement veut aussi contraindre l’assurance chômage à faire des économies, au moins un milliard par an : "Ce que nous craignons, c’est que ça durcisse les conditions d’accès à l’assurance chômage", dit Yves Veyrier. Il refuse une réforme qui se ferait "sur le dos des demandeurs d’emploi". 

Pour sortir de l’impasse, le Medef demande au gouvernement d’organiser une concertation. Le syndicat Force ouvrière est prêt à y participer : "Nous irons à tous les endroits où nous pouvons défendre les droits des chômeurs. Nous sommes très attachés au système de l’assurance chômage".  L’échec spectaculaire des négociations signifie-t-il la fin du paritarisme ? "J’espère bien que non. Ce système a fait ses preuves !"

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