Consommation : "Le mois de septembre est bon", selon Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française

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Selon le représentant du secteur bancaire, l'économie donne des signes d'amélioration.

Malgré l'épidémie de coronavirus, la reprise économique est-elle au rendez-vous ? Invité éco de franceinfo mardi 29 septembre, Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française et directeur général du Crédit agricole, voit en tout cas des signes positifs : "Pendant le confinement, l’activité s’est effondrée. Elle a fortement rebondi en juin, elle a fortement rebondi en juillet et août n’a pas été très bon. Mais septembre est bon."

Pour Philippe Brassac même si le mois n’est pas terminé, "on pense que sur le crédit consommation, sur le crédit immobilier, sur l’activité des terminaux de paiement des commerçants, nous devrions être en septembre 2020 au-dessus de septembre 2019."  

"Il n’y a pas de stress collectif" sur le crédit aux entreprises

Au mois de mars, les banques ont proposé aux entreprises de suspendre le paiement de leurs crédits. Ce moratoire s’achève. Comment vont faire les entreprises les plus en difficulté ? "Il n’y a pas de falaise collective, car ces moratoires ont été proposés au cas par cas", répond Philippe Brassac. Le président de la Fédération bancaire française ajoute que "sur le plan macroéconomique, c’est étalé sur les prochaines semaines ou les prochains mois. Il n’y a pas une date fatidique".

Le dirigeant affirme surtout que les banques examineront chaque situation individuellement : "L’entreprise et le banquier ont un intérêt collectif à trouver une issue. Il va y avoir des discussions sur des consolidations, sur des prolongations des dispositifs, tout chemin qui permet d’aller plus loin avec l’entreprise. Il n’y a pas de stress collectif."

Selon Philippe Brassac, les prêts garantis par l'État jouent leur rôle. Environ 120 milliards d’euros de prêts ont été distribués à 600 000 entreprises environ, et "il y en a encore 100 milliards dans les bilans des entreprises aujourd’hui. Ça donne encore un coussin, un matelas."  

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