Confinement : "Le pays est gouverné par des médecins", dénonce Olivier Bertrand, à la tête d'un millier de restaurants dont Burger King et Hippopotamus

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Le fondateur du groupe Bertrand, géant de la restauration, demande au gouvernement de la "clarté" et de nouvelles aides pour accompagner la future réouverture des établissements.

Alors que le Premier ministre, Jean Castex, a confirmé que les restaurants resteraient fermés au moins jusqu’au 20 janvier, Olivier Bertrand, fondateur du groupe Bertrand (brasseries La Coupole, à Paris, Burger King, Quick, Hippopotamus ou encore Léon de Bruxelles) affirme que les restaurateurs "n’en peuvent plus d’être dans le brouillard".

"Il faut que les choses soient claires"

Face au calendrier décidé par le gouvernement, Olivier Bertrand exprime son "incompréhension" : "Avec des protocoles stricts, on serait en capacité d’ouvrir nos restaurants", assure celui qui possède un millier d'établissements. "On a vraiment l'impression que le pays est gouverné par des médecins et que c'est le plus pessimiste qui remporte la décision".

"On ne va pas forcer la réouverture, concède Olivier Bertrand. À partir du moment où on considère qu’il peut y avoir un risque, on ne va pas prendre cette responsabilité. Mais à partir du moment où on nous demande de fermer, il faut que les choses soient claires pour nous".

Des aides "à vérifier"

Selon le dirigeant, les restaurateurs paient "23% de leur chiffre d’affaires en charges fixes. C’est ce qui part tous les mois à la poubelle. C’est une réalité économique". Le gouvernement vient justement d’élargir le fonds de solidarité, en proposant aux établissements une aide représentant 20% du chiffre d’affaires de la même période l’an dernier. Une mesure intéressante, selon Olivier Bertrand, mais selon lui "il faut vérifier qu’il n’y ait pas d’effet de seuil, que tout le monde soit éligible à ces mesures".

Le patron du groupe Bertrand s’inquiète aussi de ce qu’il appelle une "bombe à retardement" : "Les congés payés cumulés par nos collaborateurs au chômage partiel".

Une TVA à 5,5% pour compenser

Olivier Bertrand demande au gouvernement de préparer la phase suivante, la réouverture des restaurants : "Il faudra que le gouvernement nous accompagne. Si on paie des charges pour 100% de chiffre d’affaires et qu’on n'a que 50% de capacité de réception, c’est une problématique".

Le dirigeant réclame donc une baisse de la TVA, à 5,5% : "Si on arrive à survivre à cette crise et qu’on meurt à la réouverture, on aura une vraie problématique".

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