Cécile Renouard, professeur à l’ESSEC : "Un pas en avant contre l’évasion fiscale"

L’étau se resserre autour des multinationales qui pratiquent l’optimisation fiscale. Pour Cécile Renouard, spécialiste de la responsabilité des entreprises, cela va "limiter la course vers le bas en matière fiscale".

Depuis des années, des multinationales passent des accords, parfois secrets, avec des paradis fiscaux, pour payer le moins d’impôts possibles. Ces arrangements, souvent légaux, font perdre des dizaines de milliards d’euros aux pays où ces entreprises réalisent pourtant d’importants bénéfices. Mais le vent commence à tourner : les 28 pays européens, comme les membres de l’OCDE, vont se doter de nouvelles règles pour décourager l’optimisation fiscale.

Pour Cécile Renouard, qui est à la fois religieuse et spécialiste de la responsabilité des entreprises, enseignante à l’Essec et à l’Ecole des Mines, la situation est en train de changer : "On peut espérer que ces dispositions permettent de limiter la course vers le bas en matière fiscale. On sait que, dans les pays de l’OCDE, le taux d’impôt sur les sociétés était de 37% en 1993 et qu’il est devenu de 25% en 2011. Et ce, en moyenne, et sans compter tous les dispositifs par lesquels des multinationales arrivent à transférer les profits vers des zones fiscalement avantageuses, vers des paradis fiscaux".

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