Covid-19 : Il faut réserver prioritairement les tests PCR à "ceux qui en ont besoin", plaide Catherine Courboillet, présidente de Cerba HealthCare

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La présidente du leader des laboratoires d'analyses biologiques, demande au gouvernement de rappeler la "stratégie de priorisation" pour l'accès aux tests.

Les laboratoires d’analyses biologiques peuvent-ils encore faire face ? Alors que l’épidémie progresse, il faut souvent plusieurs jours pour obtenir un test PCR. Invitée éco de franceinfo, Catherine Courboillet, présidente de Cerba HealtCare (Cerballiance, environ 500 laboratoires), demande que la priorité soit réellement accordée à celles et ceux "qui en ont besoin".

"On a beaucoup de difficulté à faire la police"

"Nous avons demandé au ministère de rappeler la stratégie de priorisation", explique-t-elle, "de façon à ce que les Français laissent les gens qui en ont besoin, ceux qui sont symptomatiques, qui sont cas contact, qui sont personnels soignants, avoir accès de façon privilégiée aux prélèvements".

En théorie, c’est le cas. Mais en pratique ?  "De nombreuses personnes ne sont pas dans ce cas de figure. Pour autant, la politique de santé les a invités à aller se faire prélever, donc on a beaucoup de difficulté à faire la police. Ce n’est pas notre rôle", ajoute la dirigeante.

Depuis le début de l’épidémie, Cerba Health Care a massivement développé son offre de tests : "Au mois de mars, nous faisions 3000 tests par jour. Aujourd’hui, en France, nous faisons plus de 30 000 PCR par jour ". Mais Catherine Courboillet voit la limite de cet effort.

Si l’objectif est de tester des millions de Français chaque semaine, ce n’est pas possible !

Catherine Courboillet, présidente de Cerba HealthCare

sur franceinfo

Dans les laboratoires, de nombreux salariés sont fatigués. Catherine Courboillet dit avoir investi plus de 15 millions d’euros, et embauché plus de 500 collaborateurs [le groupe compte 6000 salariés]. La présidente de Cerba HealthCare estime que cet épuisement est "un sujet d’inquiétude". Depuis le mois de juillet, davantage de personnel est habilité à faire les prélèvements : des étudiants, des aides-soignants, etc. Ils viennent "soulager nos équipes", estime-t-elle.    

RADIO FRANCE / FRANCE INFO

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