Caroline Parot, la patronne d'Europcar, attend, cet été, "probablement plus de demandes que de voitures disponibles"

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Le loueur de voitures, leader européen du secteur, a réduit sa flotte à cause de la pandémie. Les prix des locations devraient être plus élevés que d'habitude. 

Y aura-t-il une pénurie de voitures de location, cet été, en France ? Invitée éco de franceinfo mercredi 16 juin, Caroline Parot, la directrice générale d’Europcar Mobility Group, s’attend à des tensions dans certaines zones :  "Il y a un risque sur certaines localisations (…) Sur certaines périodes très ciblées de l’été, il n’y aura plus de voitures."

La pandémie a provoqué un effondrement de l’activité chez les loueurs. "Nous avons réduit notre parc de voitures", explique la dirigeante. Avant la crise, Europcar comptait 400 000 véhicules. Aujourd’hui, deux fois moins. "Il est trop tard pour racheter des voitures qui ne sont d’ailleurs pas disponibles chez les constructeurs", ajoute la directrice générale d'Europcar. Cette situation devrait également provoquer une hausse du prix des locations.

"On est vraiment en train de repartir"

Le groupe, très ébranlé par la crise, est-il tiré d’affaire ? Oui, selon Caroline Parot, qui met en avant la restructuration financière du groupe : "On a pu remettre la maison en ordre". "On a moins de dette, on a abaissé nos coûts de façon significative, réduit la flotte, pour être prêts à repartir".

Les créanciers du groupe en ont pris le contrôle, effaçant au passage plus d’un milliard de dette. "Ils soutiennent le plan qu’on a mis en œuvre", affirme Caroline Parot : "Ils voient dans notre société, avec les plans mis en œuvre, avec le changement des usages de nos clients, un potentiel pour nos clients (…) On a les moyens d’investir, en même temps qu’on a les moyens de repartir pour pouvoir remettre des véhicules, progressivement, au fur et à mesure de la demande."

Selon Caroline Parot, Europcar a réussi à préserver la plupart de ses emplois en France : "On a un peu moins de 2000 personnes en France. On a très peu de suppressions d’emplois. On n’a pas supprimé de postes mais on n’a pas forcément remplacé tous les départs (…) Les mesures de chômage partiel nous ont permis de maintenir nos emplois pour le redémarrage futur"

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