Automobile : Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, annonce 40 véhicules électriques à la fin de l’année

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

PSA et Fiat-Chrysler célèbrent leurs noces. Ensemble, les deux constructeurs, réunis au sein du groupe Stellantis, vont former le quatrième groupe automobile mondial, et accélérer sur la voiture électrique.

Cap sur l’électrique. À la fin de l’année, le nouveau géant automobile, Stellantis, proposera une quarantaine de modèles électriques. Son directeur général, Carlos Tavares, le révèle sur franceinfo mardi 19 janvier. Stellantis est né de la fusion de PSA et Fiat Chrysler. Il réunit pas moins de quatorze marques, de Peugeot à Alfa Romeo, en passant par Fiat, Citroën et Jeep. 

Environ 15 milliards d’investissements  

"Au moment où je vous parle, il y a déjà 29 véhicules électriques en vente, explique Carlos Tavares. À la fin de l’année, il y en aura près de quarante. Stellantis est bien pourvu." L’Américain Tesla connaît un succès croissant. De quoi effrayer le patron de Stellantis ? Non, répond Carlos Tavares, pour qui Elon Musk constitue "un excellent stimulant."      

Stellantis va investir massivement. "Si vous prenez les chiffres de 2019, le nouvel ensemble pèse environ 170 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Entre 8% et 10% du chiffre d’affaires sera investi dans la recherche et le développement et dans les investissements industriels. C’est une masse considérable d’argent." 

Pas de suppressions d’emplois prévues

En s’unissant, PSA et Fiat-Chrysler vont réduire leurs coûts de 5 milliards d’euros. Le nouveau groupe va-t-il supprimer des emplois ? "Ce n’est pas ce que nous prévoyons ", répond le dirigeant, qui ajoute : "Ce qui aurait été dramatique pour l’entreprise, c’est de ne pas faire la fusion. Ne pas la faire aurait sans doute conduit les deux familles à se mettre en situation de difficulté, par rapport aux surcoûts que représentent les nouvelles règlementations."  

Une entreprise de droit néerlandais

Stellantis est immatriculé aux Pays-Bas. Carlos Tavares assure que ce n’est pas pour des raisons fiscales : "Il n’y a pas d’avantage fiscal à être aux Pays-Bas (…) à partir de 2021. La raison [de cette installation, ndlr] relève de l’équilibre que nous avons voulu pour cette fusion 50/50, entre deux grandes nations, la France et l’Italie, qui rendait difficile le choix d’un siège dans une de ces deux grandes nations. Pour rendre ce choix équilibré, nous avons choisi comme beaucoup d’autres entreprises, comme Airbus, les Pays-Bas. C’est la seule raison."  

Après la pandémie, les ventes de voitures reprendront-elles ? Celles de PSA ont chuté de près de 30% l’an dernier, dans le monde. Carlos Tavares affirme qu’il est "très confiant" : "Dès l’instant que vous levez le confinement, les ventes repartent très vite. "        

Vous êtes à nouveau en ligne