Airbus : le directeur des ressources humaines estime qu'environ 1 500 postes pourraient être sauvés en France grâce aux aides de l'Etat

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Ces suppressions d'emplois sont annoncées par Airbus alors que l'Etat a accordé un plan de soutien de plus de 15 milliards d'euros à la filière aéronautique.

Invité sur franceinfo ce mercredi, Thierry Baril, le directeur des ressources humaines d'Airbus a annoncé qu'environ 1 500 postes pourraient être sauvés en France sur les 5 000 suppressions prévues par le groupe. "On aura sans doute les moyens de réduire ce chiffre [de 5 000 suppressions] au travers du dispositif sur lequel l'Etat nous aide, notamment grâce au dispositif de chômage partiel de longue durée", a indiqué Thierry Baril. "Le dispositif de chômage partiel de longue durée pourrait sauver mille postes et les activités soutenues par l'Etat en Recherche et Développement pourrait nous permettre d'envisager 400 à 500 postes. On est un peu en dessous des 2 000 annoncés par ailleurs, mais ça part dans la même direction", a-t-il précisé.

''Je pense que c'est un tout petit peu prématuré''

Les dispositifs d'aide de l'Etat devraient permettre de "sauver" 2 000 emplois, sur les 5 000 postes qu'Airbus entend supprimer en France, avait avancé le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Pour Thierry Baril, "tant que nous n'aurons pas finalisé nos négociations avec nos partenaires sociaux, que nous n'avons pas encore commencées, je pense que c'est un tout petit peu prématuré", d'annoncer effectivement qu'Airbus va pouvoir sauver 2 000 emplois comme l'a indiqué Jean-Baptiste Djebbari. "On va s'y employer avec nos partenaires sociaux dans les prochaines semaines", a poursuivi Thierry Baril. "Et pour l'instant on a encore quelques mois devant nous pour éviter au maximum" les licenciements secs.

Ces suppressions d'emplois sont annoncées par Airbus alors que l'Etat a accordé un plan de soutien de plus de 15 milliards d'euros à la filière aéronautique. "Ces aides servent à l'ensemble de la filière, les 15 milliards ne viennent pas totalement chez Airbus. Nous aidons nous-mêmes nos partenaires industriels et nos propres sous-traitants financièrement", a rétorqué Thierry Baril.

''Cet argent permet de préparer l'avenir''

"Cet argent ne sert pas à supprimer des postes, il permet de préparer l'avenir. La meilleure aide que l'on puisse avoir, c'est de permettre à tous les avions qui sont cloués au sol de reprendre l'air. Remettre des avions en vol, c'est préparer l'avenir. Aider les compagnies aériennes, c'est l'objet de ce plan de relance, c'est leur permettre de commander de nouveaux avions", a-t-il défendu.

"Nous ne sommes pas en train de prendre de l'argent pour faire des licenciements, nous sommes en train de nous adapter à une situation qui est terrible, puisque 40% de notre activité a disparu en l'espace de quatre mois", a insisté le directeur des ressources humaines d'Airbus. "Il ne faut pas laisser passer l'idée selon laquelle les Etats nous aident pour financer les licenciements. C'est tout à fait faux. Ils nous aident à redémarrer une filière, à la soutenir dans une période terrible et qui va malheureusement durer longtemps", a prévenu Thierry Baril.

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