"À la sortie du premier confinement, il aurait fallu agir différemment", estime le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris

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Réouverture des magasins, protocole sanitaire, report du "Black Friday"… Où va-t-on ? C'est la question que nous abordons vendredi avec Dominique Restino, président de la CCI de Paris, "invité éco" de franceinfo.

À l’issue de deux réunions au ministère de l’Economie vendredi 20 novembre, les responsables de la grande distribution et ceux du commerce en ligne ont accepté de décaler d'une semaine le "Black Friday" prévu initialement le 27 novembre, sous réserve d'une réouverture des commerces d'ici là. Les modalités, dates et protocoles sanitaires doivent encore être discutées et le président de la République Emmanuel Macron devrait faire des annonces lors d’une allocution télévisée prévue mardi 24 novembre à 20 heures.

"Le plus important c’est que les commerçants puissent rouvrir"

Dans quel état d’esprit sont les commerçants à l’issue de ces deux réunions à Bercy ? Pour répondre à cette question, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Dominique Restino, qui pilote également l’entrepreneuriat des 130 CCI de France (métropole et Outre-Mer) était l'invité éco de franceinfo vendredi 20 novembre.

"Le fait que le 'Black Friday' soit décalé d’une semaine, cela permet aux commerçants de se préparer", estime Dominique Restino. "Que ces grandes entreprises gagnent de l’argent et qu’elles vendent… à la limite je vais le mettre de côté. Je vais regarder d’abord le verre à moitié plein. Le plus important c’est que les commerçants puissent rouvrir", insiste le président de la CCI Paris.

"C'est moins pire" que lors du premier confinement

À la question de savoir s'il regrette ces réunions à répétition avant de prendre des décisions, Dominique Restino répond : "Nous sommes en France et, de plus, il y a une crise mondial. Je pense qu’à la sortie du premier confinement il aurait fallu peut-être agir différemment."

Le Premier ministre Jean Castex estime que l’économie française tourne mieux que lors du premier confinement. "C’est normal, réagit Dominique Restino. Au premier confinement, tout le monde était fermé, tout s’est arrêté brutalement. On avait mis le pays sur pause. Aujourd’hui, on a appris. On a fait en sorte que les entreprises puissent télétravailler, je ne parle pas des restaurants. J’ai envie de dire que c’est moins pire."

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