Réforme de l'audiovisuel public : "La question de la proximité est prioritaire"

Aurore Bergé, députée LREM était l'invitée de franceinfo lundi 4 juin. Elle est revenue sur les pistes de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen pour réformer l'audiovisuel public et notamment sur le rapprochement entre France Bleu et France 3. 

Renforcement des programmes régionaux, rapprochement entre France Bleu et France 3, ou encore basculement de France 4 en numérique. La ministre de la Culture Françoise Nyssen a présenté lundi 4 juin 2018 ses premières pistes pour réformer l'audiovisuel public.

"La question de la proximité est prioritaire", a déclaré Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines, lundi soir sur franceinfo, évoquant le rapprochement entre France Bleu et France 3.

franceinfo : Quelle est selon vous la principale mesure de cette réforme de l'audiovisuel public ?

Aurore Bergé : La question de la proximité est prioritaire, parce que c'est très attendu par les Français. Quand on parle de synergie entre France Bleu et France 3, c'est quelque chose qui doit devenir prioritaire. On a 44 antennes France Bleu, c'est un maillage incroyable, et qui a un avantage inouï sur l'audiovisuel privé. Après, est-ce que c'est une question de fusion, de rapprochement, de synergie... Ce qui compte c'est qu'on ait des entreprises qui arrivent à travailler plus efficacement ensemble au service des Français, et qui permettent d'avoir une information de qualité et qui soit encore plus disponible sur l'ensemble du territoire.

La ministre n'a pas chiffré les économies demandées aux entreprises de l'audiovisuel public, n'est-ce pas de nature à inquiéter les salariés ?

Non, parce que je pense qu'on a la bonne méthode. Plutôt que de parler en permanence de cadrage budgétaire, et de considérer l'audiovisuel public comme une source de dépenses ou d'économies, on parle d'abord de l'offre. Quelles offres ont les Français, à Radio France, à France Télévisions, dans l'audiovisuel extérieur, à l'Ina, en face de ce à quoi ils contribuent, notamment au travers de la redevance audiovisuelle.

Les parlementaires de la commission des Affaires culturelles, dont vous faites partie, ont été reçus par Emmanuel Macron il y a quelques mois. Le président avait parlé de "honte" en évoquant l'audiovisuel public. Etes-vous d'accord ?

Il nous avait surtout engagés à travailler sur cette question, c'est ce qu'on a fait. On a enfin des missions affichées, l'Etat est un Etat actionnaire qui doit définir les missions, donner un cadre, il doit respecter ses engagements, et c'est aux chefs de l'audiovisuel public d'engager la réforme et de faire adhérer leurs salariés à un projet d'entreprise.