Une question agite le monde politique : Manuel Valls est il de droite?

Jean-François Copé qui lance le débat. Invité de "Questions d'Info" LCP-FranceInfo-Le Monde-AFP, le candidat à la présidence de l'UMP jette un pavé dans la mare.

"En terme de paroles, Manuel Valls, objectivement,
est à droite
": Jean-François Copé 
frappe fort, mais se reprend vite, en expliquant que c'est la politique
du gouvernement dans son ensemble qu'il faut juger : il épingle également la
ministre de la justice Christiane Taubira.

De son côté, le principal intéressé Manuel Valls s'agace des
propos de Jean François Copé, surtout quand on lui fait remarquer qu'il prend beaucoup
de place dans le gouvernement, par exemple face à la ministre de la Justice
Christiane Taubira. Les deux élus présentaient, justement, les priorités de
leur ministère respectif le même jour hier. Manuel Valls se "réjouit de
la coïncidence
", mais explique surtout vouloir briser
le faux débat entre "gauche laxiste et droite répressive ".

Pourtant certains, comme Yann Brossat, chargé des questions
de sécurité au Front de gauche sont très remonté contre le style Valls : "On
a quand même pas voté à gauche massivement pour se retrouver avec un ministre
qui mène une politique de l'Intérieur qui ressemble comme deux gouttes d'eau à
celles que menait Nicolas Sarkozy
".

Des critiques que contestent François Rebsamen : le patron
des sénateurs socialistes tente de justifier la politique de son ministre,
quand LCI lui demande si la politique de Manuel Valls ressemble plus à celle de
Claude Guéant, ou à celle du dernier ministre de l'Intérieur de gauche Daniel
Vaillant : "Elle est entre les deux ", reconnaît-il en partie.

Certains parlementaires socialistes reprochent à Valls cet ascendant sur la ministre de la Justice. Mais le député de Seine-Saint-Denis, Razzy Hammadi, membre
de l'aile gauche PS défendait, ce jeudi, le ministre sur France Inter. "Manuels Valls
n'est pas de droite, il est socialiste : mais on n'est pas tous d'accord, sinon ça se
saurait
".

Un parlementaire PS reconnaît qu'il faut des figures, des
ministres qui s'expriment, même avec des antagonismes , ce à quoi répond
un autre socialiste averti : "Il ne faut pas jouer Valls contre
Taubira, sinon la droite aura raison de s'engouffrer dans la brèche
".

 

Vous êtes à nouveau en ligne