Une loi pour lutter contre le terrorisme

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Au coeur de l'actualité politique de ce mercredi : la présentation d'un projet de loi en Conseil des ministres pour lutter contre le terrorisme, la crise à l'UMP qui n'en finit pas, et des dissensions à gauche.

Pour en parler, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, était l'invité de France Info. Au menu de son projet de loi : l'interdiction de sortie du territoire pour certains ressortissants français, un nouveau délit : "l'entreprise individuelle terroriste" et la répression de l'apologie du terrorisme sur Internet.

 

"Internet est un grand espace de liberté et ce n’est pas pour cela que c’est un espace qui peut servir à engager des actions terroristes, à inciter à la haine, à appeler au meurtre. La liberté, la responsabilité ce sont deux notions qui s’articulent l’une à l’autre. "

 

Si, à gauche, certains jugent ce projet de loi liberticide, il semble faire consensus à droite. Eric Ciotti, député UMP des Alpes maritimes, sur France 2.

 

"On a besoin d’un consensus républicain pour lutter contre le terrorisme. Je ne veux pas polémiquer là-dessus, je soutiendrai ce texte, je voterai parce qu’il y a un vrai danger, 500 Français sont engagés dans des actions djihadistes à l’étranger. Il faut une union nationale sur ces questions. "

La crise qui mine l’UMP

Eric Ciotti, également interrogé sur la crise financière et morale qui mine l'UMP avec cette dernière déclaration de Jean-François Copé, ex-patron de l'UMP, sur son compte Facebook : "Les règlements de compte personnels rendent l'UMP inaudible ". Jean-François Copé déplore les "souhaits de vengeance et des rancoeurs personnelles " de certains membres du parti. Il ferait mieux de se taire, répond en substance le très filloniste Eric Ciotti.

 

"J’appelle Jean-François Copé à un peu de décence parce que si nous en sommes là, si nous avons cette situation épouvantable, cette situation budgétaire très dégradée, une faillite morale, Jean-François Copé en porte une très lourde responsabilité. Alors aujourd’hui, je pense que le silence serait bienvenu et qu’il devrait réserver ses réponses aux magistrats. "

 

Ambiance règlements de comptes, donc, à l'UMP, et dans la presse où les révélations sur le train de vie du parti et de ses dirigeants se multiplient. L’actuel secrétaire général de l'UMP Luc Chatel dénonce des "boules puantes", sans nommer plus précisément leurs auteurs.

 

"Ce ne sont pas des fuites mais des boules puantes. Je n’en peux plus. C’est insupportable la façon dont certains          veulent déstabiliser, je ne sais pas si c’est de l’intérieur ou de l’extérieur, l’UMP. "

A gauche le ton est plus feutré

L'affrontement n'en reste pas moins réel entre le gouvernement et les 33 députés "frondeurs" qui contestent le bien-fondé d'une politique économique jugée trop favorable au patronat. Le Premier ministre Manuel Valls les accuse d'être dans la "posture". C'est lui "qui est dans la posture et même dans l'imposture ", rétorque le député frondeur Pouria Amirshahi qui s'attire les foudres du secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen sur RTL.

 

"Il y a une gauche dans la posture, qui croit qu’elle peut résoudre les problèmes simplement par le langage. Il y a une gauche du déni, qui ne sait pas mise au jour de la gravité de la situation et des enjeux de notre pays. "