Travail du dimanche et polémique sur les roms, suite

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Le travail du dimanche, les responsables politiques en parlent beaucoup ce lundi. C'est l'un des sujets les plus commentés ce matin avec la polémique sur les roms.

Aujourd'hui, se tiendra une réunion technique à Matignon
pour, affirment les services du Premier ministre, faire évoluer les choses. En
2009, rappelons que le PS avait combattu avec force la loi du gouvernement Fillon
parlant de recul social. La question suscite des points de vue divergents au
sein de la majorité.

Ségolène Royal, elle, prône la souplesse sur France 2 : "Il faut être plus souple et plus clair. Les règles sont devenues très
complexes et l'on pourrait très bien imaginer beaucoup plus de liberté pour le
commerce parce que cela crée de l'activité, de l'emploi, du bien-être, et en même
temps contrôler le fait que les salariés ne soient pas forcés de travailler le
dimanche ou le soir.
"

De nombreux députés socialistes montent déjà au front pour
éviter une nouvelle loi ou des aménagements à la loi actuelle.

Le président du Modem, François Bayrou, pour sa part, est
farouchement opposé au travail le dimanche à quelques exceptions près, explique
t-il sur iTélé : "Un jour dans la semaine sans activité commerciale
cela me paraît une bonne chose, sauf dans les zones touristiques parce que tout
le monde sait que c'est nécessaire. J'ai dit que, pour moi, interdire l'ouverture
le soir pour les magasins en zone touristique c'est absurde.
"

L'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la mairie de
Paris, en fait un argument de campagne face à la gauche. Elle évoque, sur RTL,
l'ouverture des commerces le dimanche pour éviter la fuite des touristes et la
disparition d'emplois.

"Ce n'est pas une si mauvaise loi parce qu'elle
permettrait à Paris de résoudre tous les problèmes, mais la municipalité ne
veut pas le faire. Aujourd'hui, on a un énorme problème de touristes qui s'en
vont à Londres et l'on perd de l'ordre de 10.000 emplois.
"

Cécile Duflot, Manuel Valls, l'histoire sans fin

Pas de jour férié en revanche pour la polémique entre Cécile
Duflot et Manuel Valls sur les roms. Cinq jours de guérilla, d'échanges
violents. La solidarité gouvernementale est-elle entrain d'exploser ?

Sur RMC, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti,
prend la défense de son collègue de l'Intérieur : "Je crois que
Manuel Valls a été particulièrement choqué par la violence, même l'outrance de
certains propos à son endroit. Il y avait des amalgames qui n'auraient pas du
avoir lieu. Manuel Valls est un ministre républicain qui a une tâche extrêmement
difficile.
"

L'ex-ministre Delphine Batho dit "ça suffit" et
fait le parallèle entre son éviction et les évènements actuels sur Radio
Classique /LCI.

"C'est trop et je pense que cela contribue à jeter un
discrédit entre le débat politique national et la vie des Français. Soit il y a
une règle qui est applicable à tout le monde, soit il y a eu une exception, ce
en quoi poser le problème du ministère de l'Ecologie c'est plus franchir la ligne jaune ou
la ligne rouge que de dire qu'un ministre est antirépublicain.
"

Par ailleurs, sur France Inter, le patron de la diplomatie,
Laurent Fabius, explique que les conditions ne sont pas réunies pour une entrée
de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen.

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