Retrait programmé au Mali, bonnes nouvelles à Petroplus et polémique sur les salles de shoot

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Les autorités françaises ont donné une première échéance pour un début de retrait des soldats français du Mali. En France, le dossier Petroplus suscite le soulagement général, alors qu'une nouvelle polémique est en train de naître autour des salles de shoot. L'adoption du mariage homosexuel par la Grande-Bretagne et le sondage sur le Front national complètent l'actualité politique de ce mercredi matin.

Les forces françaises commenceront à quitter le Mali au mois de mars. Le ministre de la défense Jean-Yves le Drian a confirmé le mouvement sur Europe 1 : "Nous avons 4.000 militaires français au Mali. Il y a 4.000 militaires africains. Ce qui veut dire que le passage de la présence militaire française à la présence militaire africaine pourra se faire en quelques semaines ".

Il n'est en revanche pas encore question de date de fin pour ce retrait. Le mois d'avril, un temps annoncé, n'a pas été confirmé et le ministre précise que la condition du retrait total est la restauration de l'intégrité du Mali. Cet objectif pourrait être assez lointain si l'ion en juge par les accrochages qui se sont produits à Gao, sur l'arrière du dispositif donc.

Soulagement temporaire pour Petroplus

Cinq offres de reprise dont deux jugées sérieuses ont été déposées hier soir. Celle de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat tient la corde, d'autant qu'il promet de maintenir son offre même si le gouvernement français ne prend pas de participation. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a évoqué une possible participation minoritaire de l'Etat. ce qui est largement approuvé, y compris dans les rangs de l'opposition, comme l'explique la député Valérie Pécresse sur LCI : "Ca ne me choque jamais que l'Etat exerce ses responsabilités économiques et stratégiques sur telle ou telle entreprise. On l'a fait sur Alstom, l'Etat est actionnaire d'un certain nombre d'entreprises, Renault par exemple. Ca peut être important d'avoir un Etat actionnaire dans certaines entreprises stratégiques. mais après, ce n'est pas une fin en soi et ça ne doit pas se faire au détriment du contribuable ".

La première salle de shoot crée la polémique

Matignon a donné son feu vert à une première expérimentation à Paris, près de la Gare du nord. Les associations d'aide aux toxicomanes s'en félicitent, les riverains s'inquiètent. L'opposition dénonce ce dispositif pour l'instant illégal. Selon le patron des députés UMP, Christian Jacob, interrogé sur France Info, les salles de shoot ont prouvé leurs effets pervers dans d'autres pays : "Dans tous les pays où ça été réalisé, beaucoup font marche arrière et ça s'est traduit par une augmentation de la consommation de stupéfiant. Ca a produit quelques effets sur le plan sanitaire. Mais est-ce que c'est vraiment le rôle du gouvernement ? ".

A gauche en revanche, l'heure est à la satisfaction par rapport à cette mesure considérée comme un des repères d'une vision "de gauche" de la société. Sur I-Télé, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, estime que les salles de shoot sont nécessaires : "J'ai une règle : je les préfère vivants que morts. Et donc, je préfère qu'il y ait un encadrement dans les salles de shoot, plutôt qu'ils se piquent n'importe comment, avec tous les risques que ça peut faire courir ".

Le mariage homosexuel adopté en Grande-Bretagne

Les britanniques ont voté pour l'élargissement du mariage aux couples homosexuels, sans provoquer les homériques débats qui ont lieu à l'Assemblée nationale française. La mesure, qui plus est, a été conduite par un gouvernement conservateur. Le député UMP Henri Guaino a expliqué sur France 2 le Royaume-Uni n'est pas un exemple à suivre : "La GPA existe déjà, la PMA existe déjà pour tout le monde. Louer le ventre des femmes, c'est une formidable régression de la civilisation. En tout cas, moi, je ne suis pas Anglais, je n'ai pas envie de faire comme eux ".

FN : les idées se diffusent, mais pas les intentions de vote

Le sondage annuel de l'institut TNS Sofres pour France Info, Le Monde et Canal+ montre un niveau élevé de pénétration des idées du Front national dans l'opinion publique : 32% des sondés se disent tout à fait ou assez d'accord avec les idées du FN. Mais le parti ne réalise pas de percée comparable en terme d'intentions de vote : 67% des personnes interrogées affirme n'avoir aucune intention de glisser un bulletin FN dans l'urne. Et 81% d'entre elles précisent qu'elles partagent des constats, mais pas les solutions préconisées par Marine Le Pen. Pour le député apparenté FN Gilbert Collard, sur Canal+, le parti est victime d'un complot politico-médiatique : "Il y a eu un phénomène de diabolisation qui a été instaurée par un génie de la magouille politique qui s'appelait François Mitterrand. Une très grosse entreprise médiatique a relayé cette chose-là. On n'a jamais été dangereux. Qu'est-ce que c'est l'extrême-droite ? C'est un parti qui veut le renversement de la République. On est tout le contraire de ça ".

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