Pacte de responsabilité : les lignes bougent

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La majorité exhibe sa nouvelle carte d'identité. Une carte d'identité sociale-démocrate et toujours de gauche qui ne laisse pas indifférent. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "le plus violent coup de barre à droite d'un gouvernement de gauche depuis Guy Mollet". La politique de l'offre et les allègements de charges aux entreprises font aussi grincer des dents du côté de l'aile gauche du PS.

Opération justification de Jean-Marc Ayrault sur France
Inter :

"Nous sommes dans la cohérence de ce que François
Hollande a engagé depuis qu'il est président de la République. Ma priorité et
celle du gouvernement c'est de gagner la bataille de la croissance, de l'emploi
et en même temps de sauver le modèle français et républicain. Ce n'est pas
seulement la redistribution, la solidarité, la sécurité sociale, la retraite, c'est
aussi la qualité des droits, des valeurs. Pour cela, il faut faire des
réformes, être courageux. Le président de la République a choisi de parler vrai
sur la situation. Il s'agit de mobiliser les entreprises, les salariés et les
forces politiques.
"

Le Premier ministre n'est pas le seul à monter au front pour
expliquer que François Hollande ne renie pas ses engagements de campagne, lui
qui s'était fait le chantre de la lutte contre la finance. Non, François
Hollande n'a pas oublié sa gauche estime Vincent Peillon, le ministre de
l'Education, sur RTL.

"Vous ne pensez pas que c'est une politique de gauche
de donner la priorité à l'école, ce n'est pas une politique de gauche lorsque l'on
fait la réforme fiscale, de d'abord s'attaquer au patrimoine, aux grandes fortunes.
Vous ne pensez pas que la garantie loyer c'est une mesure de gauche, vous ne
pensez pas que la loi sur la consommation et l'action de groupe ce sont des
mesures de gauche. Donc c'est une action de gauche et cela n'empêche pas, et
elle a besoin du soutien économique.
"

La droite est embarrassée, voire divisée

Chiche ou bof. Les réactions contradictoires se multiplient
depuis mercredi 15 janvier. Le filloniste Eric Woerth dit plutôt chiche sur
iTélé.

"Je suis d'accord que le président de la République se
réveille, au bout de 20 mois tant mieux. On facilite la vie de l'entreprise
parce qu'on pense qu'elle crée plus d'emplois que l'administration. On est d'accord
puisqu'au cœur des propositions de l'UMP il y a la baisse des charges des
entreprises.
"

Dans le camp des circonspects, on retrouve Nathalie
Kosciusko-Morizet, la candidate UMP à la mairie de Paris, s'exprime sur Radio
Classique-LCI.

"On aurait envie d'y croire mais cela nécessiterait de
baisser les impôts et les charges. Pour baisser les impôts et les charges il
faut réduire très sévèrement les dépenses. Or, le président de la République
fait exactement le contraire depuis 18 mois. Quand il a annoncé un choc de
simplification en mars dernier, tout le monde a dit que cela serait bien et on
l'attend toujours. Là, c'est un peu pareil, parole, parole, parole.
"

Les franchement négatifs

Ils ne croient pas du tout à l'inflexion de François
Hollande. C'est le cas du centriste Hervé Morin sur RFI.

"Je n'y crois pas. François Hollande est le dos au
mur, il a grosso modo effondré l'économie française en décourageant l'investissement,
l'initiative, le risque, l'épargne dans l'entreprise. Il tire sa dernière
cartouche. Il s'est renié sur tout et a tenu tous les discours depuis deux ans.
"

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