Nouveau cafouillage sur la fiscalité et rébellion des sénateurs

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D'après le journal l'Opinion l'impôt va frapper 1,2 million foyers supplémentaires en 2013. C'est beaucoup plus qu'en 2012 et en pleine polémique sur la pause fiscale cela tombe très mal pour l'exécutif. Pendant ce temps là, les sénateurs s'excluent du non-cumul des mandats.

Ce sont les mesures décidées par le gouvernement Ayrault,
notamment la refiscalisation des heures supplémentaires et l'abaissement du
quotient familial qui en sont responsables. Ce matin le ministre de l'Economie
a donc tenté de déminer l'information en vendant les réformes qui se mettront
en place pour 2014.

"Il n'y aura pas davantage de foyers fiscaux touchés
pour la raison simple qu'encore une fois nous mettons fin à ce gel décidé par l'ancienne
majorité, et que nous le remplaçons par une réindexation du barème. Nous
faisons un geste pour les premières tranches du barème de l'impôt sur le
revenu, ils auront, en 2014, une diminution et cela représente plusieurs
millions de foyers fiscaux
" a affirmé Pierre Moscovici sur Europe 1.

Le non-cumul des mandats

Cette nuit des sénateurs frondeurs ont voté à la majorité
des amendements qui leur permettraient d'être les seuls à cumuler
, à pouvoir être
sénateur et maire, ou sénateur et président de Conseil général ou régional.

Les sénateurs de l'opposition et de la majorité, il faut
savoir qu'un 1/3 des socialistes est opposé aux non cumul défendent leur
particularités, disent qu'ils représentent les collectivités locales et qu'ils
ne peuvent donc pas se couper de la réalité du terrain.

Le chef de file des sénateurs verts, Jean-Vincent Placé
trouve que c'est un combat d'arrière-garde qui fait du mal à la politique.

"Cela donne une vision d'une France ringarde,
rétrograde, repliée sur les avantages parlementaires, et qui nuit énormément à
l'image de la rénovation politique que cherche le gouvernement. Il y aura à la
fin du quinquennat de François Hollande, c'est une promesse tenue, le non-cumul
des mandats. Cela sera fait et je m'en réjouis fortement.
"

La conférence environnementale

Ce vendredi et samedi, 14 ministres vont plancher sur les
moyens de verdir un peu la politique du gouvernement, dans un contexte assez
tendu au sein de la galaxie verte.

On se rappelle de l'ultimatum lancé par le patron d'EELV :
Pascal Durand avait donné six jours au président pour avancer sur la transition
énergétique.

Puis les Verts ont baissé le ton, parce qu'ils n'ont pas
l'intention de mettre leur menaces à exécution. Du coup, la coprésidente du
groupe à l'Assemblée, Barbara Pompili est un peu sévère avec Pascal Durand :

"J'ai toujours été contre le fait de dire tous les
quatre matins on va sortir du gouvernement. On s'est engagé pour cinq ans, on a
fait un contrat, après qu'il y a ait des expressions, parfois, qui peuvent être
un peu maladroite cela peut arriver. On doit éviter de faire des ultimatums
parce que ce n'est pas forcément la bonne méthode.
"

Pour Jean Vincent Placé, l'ultimatum n'était "ni
approprié, ni équilibré". Nicolas Hulot n'est pas tendre non plus, le président
de la fondation Hulot, invité de France Info, est revenu sur sa tentative
d'être candidat à la présidentielle en 2012 sous la bannière des Verts...

"Ce qui est difficile, et peut-être que les écologistes
ne l'ont pas encore appréhendé, c'est d'arriver à convaincre ceux qui ne sont
pas convaincus et de ne pas parler seulement à ceux qui sont convaincus. Il
faut prendre en compte les différences d'appréciations. Je voulais faire de la
pédagogie et eux sont plutôt dans une forme de politique un peu partisane, mais
je ne veux pas les mettre tous dans le même moule.
"

Voilà les écolos rhabillés pour l'hiver. On leur souhaite
une bonne conférence à partir de ce vendredi.

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