Marseille au coeur des débats

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Ce vendredi, il est beaucoup question de Marseille après les dernieres fusillades. Le mot d'ordre : l'union nationale et locale pour s'attaquer au grand banditisme. Un appel notamment relayé par la ministre Marie-Arlette Carlotti, candidate à la primaire socialiste pour les municipales marseillaises.

"Il y a de vrais réseaux mafieux dans cette ville et
il faut les mettre hors d'état de nuire. Il faut aller jusqu'au bout, que l'on
puisse au moins sur cette affaire ne pas en faire un débat entre nous pour les
élections municipales, un débat de surenchères et démagogique. Les Marseillais
n'ont pas une très bonne image de leurs classes politiques et n'ont plus envie
du mensonge. Il faut leur dire clairement, c'est une affaire collective.
"

Le maire sortant, l'UMP Jean-Claude Gaudin, est aussi
partisan d'un  consensus politique pour s'attaquer aux réseaux mafieux à
Marseille. Il milite aussi pour une parenthèse où personne ne ferait de
politique mais sans pouvoir s'empêcher de critiquer ses rivaux socialistes.

"Nous sommes en pleine période de primaire socialiste
et ils disent tous n'importe quoi. Ils font tous des propositions ahurissantes.
Ce n'est pas trop sérieux. Cela ne presse pas les élections municipales et
d'ici là, essayons de nous impliquer, d'éradiquer le trafic de drogues et
d'empêcher des kalachnikovs aussi facilement. Voilà, ce que nous devons
faire.
"

Jean-Claude Gaudin que Manuel Valls a appelé hier. Le
ministre de l'Intérieur sous le feu des critiques. Des critiques notamment
d'Hervé Morin, le président du Nouveau Centre sur BFMTV :

"Manuel Valls a à peu près repris la même méthode que
Nicolas Sarkozy de 2002 à 2007. On a le sentiment que c'est la même chose, à
chaque fois que la police à un succès, il se précipite pour se l'attribuer, et
à chaque fois qu'il y a un problème il explique que cela va aller mieux en
mettant des moyens supplémentaires ou en changeant tel dispositif pénal. Si
cela marchait, cela se saurait.
"

Un nouveau de règlement de compte politique, toujours à
propos de Marseille. Marine Le Pen, la présidente du Front national règle ses
comptes, comme d'habitude, avec tout le monde gauche et droite confondue.

"Il est parfaitement possible de rétablir l'ordre
républicain dans des délais rapides. Je le dis et je m'engage sur cette
affirmation. Encore faut-il le vouloir et je crois qu'on ne le veut pas parce
que l'on a pris, ici et là, des accords avec les grands-frères. On a transféré
l'ordre républicain à des groupes mafieux à qui on a délégué la tenue du
territoire. Ces choix de la droite et de la gauche aujourd'hui sont dramatiques
pour la sécurité.
"

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