L'Europe, l'euro et les européennes

L'Europe, l'euro, les européennes et cette crise aux frontières de l'Europe, en Ukraine, font l'actualité politique du jour. En Ukraine, après l'échec des discussions dimanche à l'ONU, il y a plusieurs partisans de sanctions lourdes contre la Russie.

Hervé Morin, député UDI et président du Nouveau Centre,
demande sur RFI des sanctions économiques : "On ne peut pas imaginer
qu'une partie de l'Europe s'embrase de nouveau. Il n'y a pas de réponse
militaire possible. Cela ne peut être que des réponses économiques!"

L'ancien ministre UMP Bruno Lemaire est sur la même ligne. Il
demande à l'Union européenne de passer aux sanctions maximales. Il y a urgence,
selon lui, "à réagir pour empêcher la volonté de Vladimir Poutine de
reprendre la main sur l'Ukraine et les richesses ukrainiennes"
.

Bruno Lemaire a également évoqué ce lundi matin les élections
européennes avec une campagne qui démarre en ordre dispersé dans son parti
politique. Depuis ce week-end, il y a autant de ténors que de solutions
différentes pour l'Europe. Une cacophonie que Bruno Lemaire a bien remarquée.

Bruno Lemaire sur RTL : "Je souhaite que ces
élections européennes soient un moyen pour la France de réaffirmer sa volonté
européenne."

Sur France Inter ce matin, Pierre Moscovici, ancien ministre
de l'Economie, a confirmé ses ambitions pour devenir commissaire européen. Pierre
Moscovici n'a pas du tout apprécié les attaques ce week-end de l'ancien
ministre Xavier Bertrand. Xavier Bertrand a appelé dans le JDD les députés
européens de sa famille politique à ne pas voter pour sa nomination : "J'ai
observé cette position et je l'ai trouvé mesquine."

Et le nouveau ministre des Finances, Michel Sapin, a, lui,
défendu ce matin Manuel Valls sur Europe 1. Manuel Valls qui avait estimé dans
son discours de politique générale que l'euro était trop fort. Michel Sapin
estime que cette position est désormais partagée au plus haut niveau. IL s'exprimait sur Europe 1 : "Aujourd'hui, oui, le
niveau de l'euro est anormalement fort!"

Pour terminer, la popularité de Manuel Valls: il y a 40
points d'écart entre Manuel Valls et François Hollande. C'est énorme et voilà
ce que ça veut dire pour l'ancien ministre UMP, Luc Chatel sur iTélé : "En clair c'est le début
d'une cohabitation. Une cohabitation molle!"

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