L'accord Renault et le retour possible de Nicolas Sarkozy

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Interrogés dans les différentes "matinales" des radios et télévisions, les invités politiques sont revenus sur l'accord de compétitivité accepté par les syndicats de Renault et sur l'interview de Nicolas Sarkozy, publiée ce matin dans Valeurs Actuelles.

Accord de compétitivité chez Renault :

Les syndicats FO et CFE-CGC ont donné leur feu vertpour la signature de cet accord chez Renault. "Ca vaut mieux qu'une régression ", commente la section FO du constructeur automobile. Il renforce la compétitivité et la flexibilité en échange d'une augmentation des volumes de production. Un accord d'une "portée considérable " a assuré sur France Info le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg :"C'est un échange de concessions réciproques. En contrepartie d'efforts des salariés sur le temps de travail, sur le gel des salaires pour 2013, il y a la relocalisation importante d'activités d'assemblage sur le sol national. je rappelle qu'aujourd'hui Renault construit à peine plus de 500.000 véhicules par an en France. L'accord dit : nous allons monter à 710.000 ".

Portée considérable, la députée communiste Marie-Georges Buffet est bien de cet avis sur LCI, mais elle, elle le regrette, car cet accord pourrait devenir une référence dans l'optique d'une adoption de l'ANI : "Il faut combattre ce genre de mesure qui va se démultiplier dans l'accord national interprofessionnel qu'on veut nous faire transposer dans la loi début avril. Pourquoi ? Parce que ça donne tout pouvoir au patronnat de faire du chantage auprès des salariés : soit vous acceptez de travailler plus et vous ne gagnez pas plus, soit vous acceptez de perdre des congés. Sinon vous êtes licenciés, sinon, on ferme des sites. Et ils vont pouvoir le faire entreprise par entreprise contre les accords de branche. Donc c'est un accord qui est extrèmement dangereux ".

Mali : le retrait français confirmé, mais pas complet :

Interrogé sur RTL, le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius précise à nouveau, comme l'a fait le président de la République hier que ce retrait ne serait qu'un début et qu'il commencera au mois d'avril : "Ca dépendra de ce qui se passe sur le terrain, il faut être très pragmatique. Sur le plan politique, on avance vers ce qu'on appelle une opération de maintient de la paix, donc c'est l'ONU qui va prendre la direction de celà. Bien sûr, les Français continueront à aider, mais avec des troupes moins nombreuses qu'aujourd'hui ".

Nicolas Sarkozy, homme providentiel ?

Il n'en a pas spécialement envie, mais si les circonstances l'exigent, il se représentera à l'élection présidentielle. C'est ce qu'explique en substance Nicolas Sarkozy, dans l'interview qui paraît ce matin dans le magazine Valeurs Actuelles. Curieuse profession de foi qu'explique l'ex-ministre Claude Guéant sur Europe 1 : "Il a une vie certainement plus agréable que celle qui était la sienne quand il était président de la République. Mais quand on est président, on a une histoire particulière avec son pays. Si la France a besoin de lui, et fait appel à lui, je suis sûr qu'il reviendra ".

Nicolas Sarkozy, l'homme providentiel en cas de crise majeure ? Une posture qui fait grincer quelques dents à droite. Le sénateur Jean-Pierre Raffarin espère sur France Inter que le "Grand homme" n'aura pas à sortir de sa vitrine : "Qui dit recours dit crise. Et donc naturellement, un responsable politique comme moi ne souhaite pas que son pays soit en crise. Nous sommes dans le paradoxe d'être contre le gouvernement. Mais moi, je ne souhaite pas l'échec de M. Hollande, c'est l'échec du pays. Donc pour le moment, j'espère que nous le battrons dans une élection et que nous gagneront dans une élection. Donc aujourd'hui, quand je vois des soldats français au Mali, je soutiens nos soldats. Quand je vois la difficulté économique et que je vois que des accords entre les partenaires sociaux sont posés, je soutiens ces accords ".

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