Embellie passagère pour le chômage

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Les chiffres du chômage qui font une pause dans la hausse, le Conseil européen et encore et toujours les affaires, trois sujets qui font l'actualité politique de ce jeudi matin.

Chômage :

Seulement 100 demandeurs d'emploi de plus en métropole au mois de mai. Une pause après deux ans de hausse continue des chiffres du chômage qui restent tout de même à un niveau record. François Hollande va-t-il réussir à tenir son objectif d'inversion de la courbe du chômage ? Sur Canal plus, Christian Jacob n'y croit pas : "François Hollande est en train d'acheter non pas la baisse du chômage, mais son discours du 31 décembre. On crée des effets d'aubaine, c'est le système des emplois aidés. Tous les gouvernements s'y sont essayés. Cette voie est mauvaise, la seule voie possible c'est de baisser le coût du travail ".

Le gouvernement se garde bien de la tentation du triomphe. Aux Antilles, Jean-Marc Ayrault a appelé à la poursuite de l'effort. Le ministre du Travail, Michel Sapin, se montre aussi prudemment optimiste sur LCP : "Je sentais un certain nombre de signaux. un signal, ça ne fait pas une tendance. Les résultats du mois de mois de mai, ça ne fait pas une tendance. Moi ce qui importe, c'est que la tendance s'inverse et s'inverse durablement. Mais il y a quelques signaux objectifs qui étaient déjà connus ".

Et les deux signaux sont selon lui la reprise de l'interim et celle des déclarations d'embauche.

Conseil européen :

Agenda chargé pour deux jours de Conseil. L'objectif des Français, c'est de relancer le fameux volet croissance, voulu par François Hollande mais englué dans les sables de la rigueur. Sur la table, des mesures sur l'emploi des jeunes et des aides aux PME, explique sur LCI le ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin : "Grâce au pacte de relance, la banque européenne d'investissement va prêter cette année 7 milliards d'euros à la France, 7 milliards l'année prochaine et 7 milliards en 2015. Tout ça pour des grands travaux des collectivités locales, mais aussi pour les PME qui ne trouvaient plus de ressources dans les banques ".

Journée marquée par les affaires :

Affaire Cahuzac pour son audition hier par les députés. L'ex-ministre n'a donné aucune information sur ce que savait ou pas le gouvernement et le président. Affaire Takieddine, qui affirme avoir financé la campagne d'Edouard Balladur en 95. Sur i-télé, Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'Intérieur, renvoie tout commentaire à la Justice pour ces deux cas. Sur l'affaire Tapie en revanche, il défend la position du gouvernement de l'époque : "Ce qui aurait été choquant, c'est que les pouvoirs publics n'interviennent pas pour mettre fin à une affaire qui datait de près de 20 ans qui coûtait des millions d'euros aux contribuables en honoraires d'avocats, qui rajoutait la facture chaque année de 10 millions d'euros. les pouvoirs publics ont eu raison d'agir comme ils ont fait. Maintenant pour les modalités, pour les montants, cela relève des arbitres et non pas des pouvoirs publics ".

Et dans son livre, Bernard Tapie assure que Nicolas Sarkozy n'y est pour rien dans l'arbitrage qui lui a accordé plus de 400 millions d'euros.

Vous êtes à nouveau en ligne