Débat autour d'une intervention en Syrie

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La Syrie domine toute l'actualité politique ce matin, notamment avec cette question : faut-il un vote du Parlement pour une intervention militaire ?

En France, rien dans la Constitution n'oblige le président
de la République à consulter le Parlement pour engager l'armée dans un conflit
ou une intervention. C'est ce que met en avant le président de l'Assemblée nationale,
le socialiste Claude Bartolone sur RTL :

"Je le redis à mes collègues de droite. Nous appliquons
la Constitution qu'ils ont changé eux-mêmes lorsqu'ils étaient majoritaires en
2008 et qu'il les avait amenés, après réflexion, à dire : Non, il ne faut
pas un vote formel du Parlement. Il vaut mieux se poser la question de savoir
quelle est la bonne réponse à apporter à Bachar al-Assad plutôt que de jouer
des petits problèmes franco-français.
"

Le PS ne veut pas de vote

Aujourd'hui, l'UMP, le centre, les Verts et le Front de gauche
demandent un vote. Donc tout le monde sauf le PS. Le patron des sénateurs UMP,
Gérard Longuet, justifie sur iTélé cette demande de vote parce qu'il n'y a pas
pour lui, aujourd'hui, de stratégie claire.

"Ce qui affaiblit la position du président Hollande
aujourd'hui, c'est que l'on ne voit pas l'étape d'après. Frapper avec des armes
c'est toujours possible. Mais que fait-on une fois que l'on a frappé ? A
cet instant, aucune des grandes nations ne répond. Nous avons besoin de savoir
quelle est l'étape d'après.
"

Un vote à l'Assemblée, c'est hors de question pour la députée
socialiste Elisabeth Guiguou. La présidente de la Commission des Affaires
étrangères à l'Assemblée nationale sur France Info
 : "Je pense que
politiquement notre intérêt n'est pas de céder.
"

Quelques voix dissonantes

A droite, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP, à Paris
ne demande pas de vote pour un engagement de l'armée française en Syrie, mais
elle pense que la situation l'exige.

"Je ne lancerai pas d'injonction au président de la
République sur un sujet auquel la Constitution n'oblige pas. Il est chef des
armées et il a le droit de ne pas le demander. Je constate que sa situation est
telle qu'il a la possibilité et que probablement il peut difficilement y aller,
compte tenu de sa situation et de son état de faiblesse, sans le demander.
"

Des réactions aux propos d'Harlem Désir

Le point Godwin  atteint ce week-end par le premier
secrétaire du PS. Il a dénoncé l'esprit Munichois de l'opposition face aux
atrocités de Bachar al-Assad
. L'esprit munichois, c'était la passivité de la France
et de la Grande Bretagne  face au régime nazi.

La formule d'Harlem Désir n'a pas été tellement appréciée et
il n'a pas trouvé beaucoup de soutien ce matin chez ses amis. Claude Bartolone
n'approuve pas et Jean-Christophe Cambadélis, qui se voyait bien premier
secrétaire à la place d'Harlem Désir, n'a pas beaucoup aimé non plus.

"Les propos sont pour le moins excessifs et je ne les
partage pas. La formule en tant que telle est maladroite, mais je comprends ce
qu'il voulait dire.
"

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