Fukushima : des enfants racontent leur quotidien, presqu'un an après la catastrophe

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Un paquet est arrivé à France Info. A l'intérieur, il y a des messages et des dessins, des couleurs pastel pour figurer des fleurs et des étoiles. Ce courrier vient du Japon, de Minami Soma, à 25 kilomètres de Fukushima.

Il est adressé à Anne-Laure Barral, journaliste à France Info. Il est signé Katsuyuki, Akari, ou encore Shiori, les enfants de l'école primaire de Mano, qu'Anne-Laure avait rencontrés pour un reportage, au mois de juin dernier, trois mois après le tsunami. Ces petits Japonais nous donnent de leurs nouvelles.

A l'époque, la vague avait envahi l'école et les élèves étaient accueillis dans un bâtiment provisoire, un peu plus loin. Les cours avaient repris. Mais la maîtresse portait en permanence un dosimètre pour mesurer la radioactivité, jour après jour. Surtout, les enfants sortaient le moins possible, car Minami Soma est située dans la zone de confinement autour de la centrale nucléaire.

Aujourd'hui, dans leurs messages, les enfants remercient pour les friandises qu'Anne-Laure Barral leur avait apportées. Certains envoient des voeux à la journaliste française. Et puis ils se confient comme Tadano qui est triste en pensant à tous ceux qui sont partis. Beaucoup de familles ont quitté la région après la catastrophe. Tadano écrit : "Je fais de mon mieux ". Yutaro ajoute : "Nous combattons la radioactivité ". Néné est plus direct encore : "J'espère que je ne vais pas mourir ".

Ces enfants décrivent aussi leur quotidien. Akari parle des récréations : "Je n'ai pas le droit de jouer dehors mais je peux utiliser une balle à l'intérieur. Je fais de mon mieux ". Sato raconte la cantine : "Petit à petit, nous mangeons les mêmes plats qu'avant le 11 mars. Nous recevons beaucoup de soutien ".

Les plus âgés des ces enfants ont douze ans. Leur vie ne fait que commencer, à l'ombre de la centrale de Fukushima, entre la peur et les récréations.