Quatre nageurs rallient Paris à Deauville par la Seine pour rendre visible le trajet des mégots jetés par terre

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Après un an de préparation, ils se sont jetés à l’eau samedi, emmenés par Matthieu Witvoet, un éco-aventurier qui parcoure le monde à la recherche de solution pour lutter contre toute forme de pollution.

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Paris-Deauville en empruntant le cours sinueux de la Seine, cela fait quand même 380 kilomètres à la nage. Et les quatre accolytes ne le font pas pour la performance sportive mais bien pour sensibiliser la population à la pollution engendrée par les mégots. Ces si petites choses, si insignifiantes, qui sont 40 milliards chaque année en France à finir par terre, 10 millions par jour à Paris par exemple, dont la majeure partie se retrouve malheureusement dans les caniveaux, et donc dans une rivière débouchant, invariablement, dans la mer. Des mégots qui, au contact de l’eau, libèrent des milliers de polluants et intoxiquent la faune marine.

Vu que nous habitons tous les quatre à côté de la Seine, on s’est demandé si on ne pouvait pas monter un projet pour retracer le parcours des mégots, du trottoir à la mer, le rendre visible et concret

Matthieu Witvoet, éco-aventurier

au site PositivR

Cette problématique obsède celui qui a lancé l’opération, Matthieu Witvoet. À 27 ans, il a déjà un tour du monde à vélo derrière lui, et il a pu constater l’ampleur de la pollution, partout, à l’autre bout de la planète, mais aussi chez lui, dans les Yvelines, à Croissy-sur-Seine. L’année dernière, avec son frère, Lucas, son amie Chloé, et sa cousine Louise, ils décident de fonder l’association Zéro Mégot pour inciter les fumeurs à jeter leurs cigarettes à la poubelle.

Ils organisent des ramassages dans les rues mais veulent faire plus, plus frappant, plus impressionnan. D’où l’idée de donner de sa personne et faire soi-même le trajet, à la nage, en eau vive.

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Tous les quatre se mettent d’accord pour organiser un relais, chacun nagerait une heure puis se reposerait trois heures dans une péniche qui suivrait le parcours. C’était il y a un an. Depuis, ils se sont entraînés, non seulement en perfectionnant leur crawl, mais en enchainant vélo, course à pied et musculation, et samedi 29 mai, au pont d’Iéna, au pied de la Tour Eiffel à Paris, ils se sont jetés à l’eau.

Quatre-vingt dix kilomètres parcourus le premier jour. Mardi 1er juin, ils atteindront Rouen, le tout en tractant derrière eux un mégot géant de huit mètres de long, histoire de bien faire passer le message, d’interpeller : pourquoi est-ce un problème ? Quelles conséquences ? Que faire ? Au rayon des possibles, l’association Zéro Mégot plaide pour que les cigarettiers prennent en charge ces mégots, les collectent, les recyclent. Autrement dit, assument. Un message qu’ils passeront évidemment à l’arrivée, à Deauville, le samedi 5 juin pour lajournée mondiale pour l’environnement.

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