L'étoile du jour. Burt Reynolds, légende virile qui choisissait ses films

L'Américain Burt Reynolds, qui s'est éteint à l'âge de 82 ans, avait refusé de nombreux rôles au cinéma. Il laisse derrière lui l'image d'un acteur "bourrin", mais pas que.

L'étoile du jour est un acteur américain disparu jeudi 6 septembre, à l'âge de 82 ans, dans un hôpital de Floride. Cet homme, c'est Burt Reynolds. Pour toujours, il reste le champion de tir à l'arc de Délivrance, le film de John Boorman sorti en 1972. Il y incarne l'homme qui veut se mesurer avec la nature, parti avec trois copains remonter une rivière en canoë, avant qu'elle ne soit ensevelie par un barrage futur. Leur virée se révélera mortelle et le film va couper les envies de camping sauvage à toute une génération de spectateurs, aussi sûrement que Midnight Express découragera tout désir de partir en Turquie. 

Cet image de gros type viril, recouvert de poils, moustachu, au physique avantageux qu'il exhiba d'ailleurs entièrement nu, couché sur une peau d'ours dans les pages de Cosmopolitan, c'est l'image principale que l'on garde de Burt Reynolds, ancien joueur de football américain, venu au cinéma par accident. Il le disait lui-même : "je dois être la seule star de cinéma arrivée à ce statut en dépit des films que j'ai tournés... et pas grâce à eux, parce que je peux vous dire que j'ai fait quelques daubes."

Il a dit "non" pour James Bond et Star Wars

C'est vrai que Burt Reynolds est aussi réputé pour ses refus. Il a dit non pour James Bond parce qu'il imagine qu'un Américain ne peut pas jouer un espion anglais, il a décliné le rôle de Han Solo parce que le scénario de Star Wars est insipide à ses yeux, il a également refusé de jouer dans Vol au-dessus d'un nid de coucous. En revanche, il a dit "oui" au réalisateur Hal Needham, pour Cours après moi shérif, un carton au box office. Il a accepté aussi de donner la réplique à la star de la country Dolly Parton dans La Cage aux poules, et il a été d'accord pour incarner un réalisateur de films X dans Boogie Nights du réalisateur Paul Thomas Anderson, dans les années 90.

Il serait facile de résumer Burt Reynolds à un rôle de père spirituel de toute une génération d'acteurs dits de films d'action, tels que Sylverster Stallone ou Arnold Schwarzenegger. Il est à moitié "brutasse", certes, mais il est un peu plus que cela. Il a notamment une soif de déconne qu'on retrouve dans L'Homme à femmes de Blake Edwards, l'immortel réalisateur de La Party, et qu'on retrouve encore plus dans La Dernière Folie de Mel Brooks, un film muet dans lequel Burt Reynolds apparaît nu sous sa douche, en train de savonner son torse velu et de faire un maximum de mousse, soudain aidé par une autre paire de mains qui s'activaient sur son torse. Un homme qui accepte de faire cela ne peut pas être juste un "bourrin".

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