Champ et Major, les deux chiens de la Maison Blanche qui font l’unanimité dans un pays déchiré par les divisions

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Les deux bergers allemands du nouveau président des États-Unis sont arrivés dimanche à Washington, et depuis, ils bénéficient d’une couverture médiatique et d’un retentissement sur les réseaux sociaux exceptionnel. Notamment parce que l’un d’eux est le premier chien adopté en refuge à poser une patte dans la Maison Blanche.

Au premier abord, l’information peut paraître tout à fait dispensable, mais force est de constater que l’arrivée des deux bergers allemands de Joe Biden à la Maison Blanche bénéficie d’une couverture médiatique exceptionnelle.

Le Washington Post parle de "chiens qui font l’Histoire" et la chaîne NBC du D-Day, le "Dog Day". "Tous deux mettent officiellement un terme à quatre années sans animaux à la Maison Blanche", salue le New York Times. Les quadrupèdes sont l’autre symbole, un peu cocasse, du changement. Parce que Donald Trump n’aimaient pas les animaux. Trop de poils, trop de saletés, trop "de germes", de "microbes" , disait-il.

Les Biden en font donc débarquer deux à Washington : le plus âgé, Champ, 12 ans, leur a été offert en 2008 après l’investiture de Joe Biden en tant que vice-président de Barack Obama ; et le plus jeune, Major, 2 ans, a été adopté par le couple dans un refuge en 2018. Et sa présence dans la demeure présidentielle est une première puisque tous les autres chiens de présidents venaient d’élevages.

La presse et les réseaux sociaux se passionnent

Ils sont donc arrivés dimanche, et depuis tous leurs mouvements nous sont donnés à voir : la photo sur le perron, la vidéo dans le jardin, les aboiements en fond sonore pendant la photo officielle du président dans le bureau ovale. On a appris que Champ a trouvé un coin sympa près de la cheminée pour se reposer en rentrant de balade, que Major adore piquer des sprints dans la roseraie de la Maison-Blanche.

Tout cela ne passionne pas qu’une presse qui désespère de trouver des informations souriantes : sur les réseaux sociaux, les internautes ne cessent de partager les photos, de poster des portraits de leurs propres chiens, de faire vivre des comptes dédiés aux "firsts dogs", les "premiers chiens" du pays. Des millions de tweets. Une véritable frénésie qui s’explique assez facilement lorsqu’on lit les commentaires. C’est qu’au milieu du tourbillon ambiant, épidémie de Covid-19, division post-électorale, chômage, crise économique, climatique, sanitaire, politique, les chiens n’y sont pour rien.

Ils n’ont pas une patte de responsabilité dans nos querelles, ils ne mettent pas d’huile sur le feu, n’hystérisent pas le débat. Au contraire, ils rassurent, malgré eux, sans le savoir, ils réconfortent ceux qui les regardent, nous mettent face à nous-mêmes. Voilà pourquoi ceux qui viennent d’arriver dans le haut lieu de pouvoir qu’est la Maison Blanche font l’unanimité, pour cette espèce d’innocence rare, de candeur, oserait-on dire ,paradoxalement, "d’humanité" en ces temps tourmentés.

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