L'empire des séries. Un "Bazar de la Charité" qui perd en vitesse

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La nouvelle superproduction de TF1 ne lésine pas sur les moyens pour son premier épisode impressionnant. Alexandre Laurent reconstitue de façon bluffante l'incendie du "Bazar de la Charité". La suite de la série est plus traditionnelle. 

1897. Un incendie fait plus de 120 victimes dans un magasin de Paris particulier : le Bazar de la Charité, un grand magasin dont les ventes se font au profit des nécessiteux, un magasin fréquenté surtout par des femmes.

C’est le point de départ de cette série historique à grands moyens en 8 épisodes, diffusée sur TF1, coproduit par Netflix. Trois destins croisés de femmes de classes différentes. Cet incendie va chambouler leur vie. La série est diffusée chaque lundi soir sur TF1 et disponible en replay sur mytf1.

Un premier épisode hyperréaliste

La série impressionne d’abord par son premier épisode hyperréaliste, tourné comme un film catastrophe. On plonge caméra à l’épaule durant 30 minutes dans cet incendie effrayant durant 30 minutes. Un incendie reconstitué par le réalisateur. 

Pour un réalisateur, c’était une chance d’avoir un tel jouet.

Alexandre Laurent, réalisateur du Bazar de la charité

franceinfo

Il a fallu 18 jours de tournage pour cet incendie : "C’est énorme pour un 52 minutes. Ça a été des réunions avec des cascadeurs .Tout ce qui a été tourné en intérieur dans les studios de Bry-sur-Marne, ce sont de vraies flammes. On a mis vraiment les acteurs au milieu du feu. J’y tenais pour pouvoir les aider à jouer. J’avoue que j’avais pas vraiment confiance sinon dans les effets spéciaux numériques, parce que dire à un acteur : c’est super, la prise est géniale, alors que j’ai juste un mec qui crie devant un fond vert, ca m’inquiétait un petit peu..."

Une série qui perd en rythme au fil des épisodes

La série montre la petitesse des hommes qui se marchent dessus pour sortir du bâtiment. La suite est plus traditionnelle. D’un côté, l’enquête sur l’incendie, et de l’autre, le destin de trois femmes de statuts opposés : la femme maltraitée du préfet, la fille d’un couple bourgeois qui a tout perdu et sa bonne défigurée.

Ces thématiques intéressaient : "On parle à travers la série de terrorisme avec la piste terroriste par rapport à l’incendie du Bazar, c’était pas longtemps après le Bataclan. Ca parle de féminisme, du droit de la femme à travers le personnage d’alice de Jeansin, de la récupération politique à travers celui de Lenverpré qui veut peut etre utiliser une thèse terroriste, je trouvais qu’avec ce film d’époque, on parlait de choses contemporaines. On ne pouvait nommer personne, mais on allait pouvoir attaquer de front des problèmes d’aujourd’hui".  

La série traite des femmes battues, de la lâcheté des hommes, de l’adultère, chez les bourgeois ou chez les bonnes. Les trois actrices, Camille Lou, Audrey Fleurot et Julie de Bona sont remarquables. Josiane Balasko n’a pas un rôle facile. Dommage que le tout devienne de plus en bavard au fil des épisodes et perde en rythme.

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