L'empire des séries. "The Americans", des indestructibles à la mode soviétique

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Depuis 2013, la série The Americans brosse avec humour, réalisme et dextérité le portrait d'un couple d'espions soviétiques qui vit dans une ville moyenne américaine. 

La série The Americans s'est achevée cette année avec une sixième saison. Les cinq premières saisons sont disponibles sur Netflix, la dernière est disponible sur Mycanal. Ce serait au départ comme la famille des Indestructibles, sauf que ce n’est pas un dessin animé, mais l’une des séries les plus réalistes de la décennie, qu’elle se déroule durant la guerre froide sous Ronald Reagan, que le père et la mère, soviétiques, sont agents secrets qui vivent incognito dans une banlieue américaine, et que leurs enfants, nés sur le territoire américain, ne connaissent pas tous les activités de leurs parents.

Une série créée par un ancien de la CIA

The Americans a été créé en 2013 par un ancien de la CIA : Joe Weisberg. Série d’espionnage pas comme les autres, elle dépeint les méthodes des agents secrets soviétiques : les fioles pour écrire avec de l’encre invisible, les assassinats à la hache pour ne pas reconnaitre une victime, ou les déguisements et perruques hilarants de ces espions qui mentent comme ils respirent et qui, pour atteindre leur but, se transforment en infirmière, vétéran du Vietman, ou agent du gouvernement américain. Face à eux, le FBI, en la personne de leur voisin Stan, justement chargé de traquer les espions soviétiques sur le territoire américain. Autant d’acteurs convaincants, menés par Keri Russel, aux faux airs de Nicole Kidman, héroine sans caricature, mère de famille, dévouée au KGB, capable des pires meurtres et qui enrole également sa fille.

Glasnost et sixième saison

La 6e et dernière saison de The Americans se déroule en 1987 avec l’ouverture de l’URSS sous le pouvoir de Gorbatchev. Au KGB, cette ouverture ne fait pas que des heureux. Les tourne-disques, walkman, et autre technologies du passé nous plongent dans les années 80. Surtout, cette série non manichéenne nous rend presque sympathiques ces espions venus du froid qui aiment leur Russie plus que tout mais ont su se fondre dans l’Amérique.

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