L'empire des séries. "La Servante écarlate" saison 3 : l'heure de la résistance

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La troisième saison de la "Servante écarlate", la série choc créée en 2017 et inspirée du roman de Margaret Atwood, persiste dans la description oppressante de l'état totalitaire de Gilead. Cette saison qui n'évite pas les maniérismes et autres ralentis dans ses premiers épisodes est diffusée sur la plateforme OCS. 

La Servante écarlate, adapté du roman de Margaret Atwood, a constitué un choc il y a deux ans dans le monde de la télévision.

Alors que Donald Trump venait d’être élu président, cette série imaginait les États-Unis sous dictature religieuse. Les femmes étaient bannies du monde du travail et reléguées au role de génitrices d’enfants pour des familles privilégiées, ou de servantes. Les rebelles ne rêvaient que d’une chose : émigrer au Canada, alors que dans la réalité, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ouvrait grand les portes de son pays aux Américains effrayés par Donald Trump.

Golden Globe 2018 de la meilleure série

Cette première saison de la Servante écarlate était l’adaptation brillante d’un roman d’anticipation de la canadienne Margaret Atwood écrit en 1985. Tout était choquant. Les séances d’humiliation publique de servantes qui désobéissaient. Ou les pendaisons des récalcitrants. Le tout dans des images ocre qui faisaient penser à des toiles de Rembrandt.

L’an dernier, la série a non seulement reçu le Golden Globe de la meilleure série mais Elisabeth Moss, celui de la meilleure actrice pour son rôle de génitrice, qui devait baisser les yeux alors qu’on lui retirait fille et mari. Son visage expressif laissait entrevoir la moindre angoisse ou peine. Et sa tenue, en tunique rouge et chapeau blanc, est devenu l’emblême des féministes qui défilent, pour de vrai, sous les fenêtres de la Maison-Blanche.

Une tendance au maniérisme dans cette saison 3

Aujourd’hui, alors que l’état d’Alabama vient de voter l’interdiction de l’avortement, la série qui débute sa 3e saison reste d’actualité. Les auteurs ont imaginé une suite au roman.

La deuxième saison continuait de décrire brillamment cet état totalitaire - et jouait sur une grosse dose de masochisme. La troisième saison qui a débuté cette semaine parle désormais de résistance : comment se rebeller, comment s’organiser, et comment rassembler le plus grand nombre, y compris des privilégiés. Même si les premiers épisodes ont tendance à devenir maniérés en multipliant les scènes au ralenti, censées nous angoisser, les longueurs, la thématique reste passionnante et politique. 

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