L'empire des séries. Killing Eve, un thriller de femmes… libérées

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"Killing Eve" renouvelle le genre du thriller. Un jeu de chat et de souris entre une agent du MI6 et une tueuse en série. Disponible sur Canal +  à la demande et sur la plateforme MyCanal  

Killing Eve, c’est une série… de femmes. Pas Desperate housewifes, et ses héroïnes déprimées qui attendent leurs mari. Pas Sex and the city et la recherche d’un mec. Non : une série policière où deux femmes, une tueuse et une agent du MI6 britannique jouent au chat et à la souris.

Petits meurtres entre filles

Cette série, encore une fois nommée aux Emmy Awards qui auront lieu le mois prochain, était écrite pour sa première saison par la britannique Phoebe Waller Bridge, une géniale dramaturge qui sait donner richesse et vécu à ses héroïnes. On plongeait avec délice dans un monde fait d’humour noir, de violence et de sensualité. Eve Polastri, formidablement interprétée par Sandra Oh, révélée dans Grey’s anatomy, devenait obsédée par la  coupable de meurtres sanguinolents à répétition, interprétée par la magnifique Jodie Comer, jusqu’à tomber nez à nez sur elle.

La deuxième saison disponible sur MyCanal prolonge le jeu. La nouvelle intrigue tourne autour d’un patron à la Mark Zuckerberg. Un patron assis sur une mine d’or : les données de milliards de gens qu’il compte vendre au plus offrant. Un homme seul, limite psychopathe, autour de qui les morts inexpliquées se multiplient. Des morts propres et sans trace. Mais qui est le coupable ?

Déguisements à gogo

Le MI6 enquête. Mais l’agent Eve Polastri n’en oublie pas sa folle obsession. Le jeu du chat et de la souris entre elle et Vilanelle continue différemment.  Cette seconde saison offre toujours autant de meurtres de sang froid, parfois sanglants, toujours surprenants. La tueuse  aime toujours autant se déguiser : en baba cool, junkie, ou prostituée dans les sex shops d’Amsterdam et provoque l’agent Eve en laissant régulièrement trainer des pommes autour de ses victimes.

Deux saisons drôles et rythmées. Une fin déroutante. Et un moment sensuel étonnant : lorsque chacune se renifle de part et d’autre d’une porte à travers un œilleton.

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