L'empire des séries. "Il Miracolo", miracle à l'italienne sur Arte

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Coup de cœur pour "Il Miracolo", la nouvelle série d’Arte diffusée depuis jeudi dernier située en Italie. 

Il Miracolo, une nouvelle série qui brasse politique et religion, diffusée depuis jeudi dernier, est à regarder en replay sur le site d’arte. L'ensemble de la série est déjà à binge watcher dans son intégralité sur arte.tv.

Dans une Italie contemporaine, où on votera bientôt pour rester ou non dans l’Europe, le premier ministre, au plus bas dans les sondages, est appelé d’urgence : on vient de faire une découverte incroyable lors d’une descente chez un mafieux. Une statue en plastique de la madonne de 3 kilos qui pleure… du sang.  90 litres par jour !  Le premier ministre, rationnel en diable, s’accorde quelques jours pour décider ou non de rendre l’affaire publique. Il l’enferme dans une piscine désaffectée, protégée par militaires et savants. La statue va agir comme révélateur des protagonistes.  

Réalisme et surnaturel

Ce n’est pas la première fois qu’Arte nous propose une série autour de la foi et la politique. Il y a eu Au nom du père en décembre, Le jeune pape avec Jude Law, il y a 2 ans. Cette fois, avec cette série en 8 épisodes "Le miracle, il miracolo", voici un portrait chinois incisif de l’Italie d’aujourd’hui.

Dans un mélange habile de réalisme et de surnaturel, la série offre une galerie de personnages attachants, finalement dépassés par cette nouvelle. Le doute les fait vaciller ! Il y a une jeune scientifique qui vole le sang dans une éprouvette pour tenter de sauver sa mère malade ; il y a un curé dépravé, perdu au jeu et dépassé par ses pulsions sexuelles qui menace le premier ministre ; ou la femme du premier ministre déstabilisée et méfiante envers la gouvernante de ses enfants qui semble faire partie d’une secte. 

Un miroir de l'âme

La série est réalisé par Niccolo Ammaniti. Figure de proue de la littérature italienne, ses romans ont déjà fait l’objet d’adaptations au cinéma, comme par Bernardo Bertolucci.

Si Il Miracolo est un petit miracle, c’est que le romancier sait égréner des indices à chaque épisode tout en restant d’une justesse impeccable dans sa direction d’acteur. Ce miracle oblige cette galerie de personnages, et même le premier ministre, à regarder en eux-mêmes, faire ressortir les sentiments les plus profonds.

Comme un miroir de soi. Une contemplation de l’étrangeté et finalement la recherche d’un sens de la vie. A la fin du dernier épisode, on reste en suspension.

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