Régionales : les Verts tiennent tête au PS

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Les Le Pen règlent leurs comptes, des politiques se mobilisent pour les Guignols et pendant ce temps-là, la bataille des régionales se prépare en coulisses et les écologistes résistent au PS. En Ile-de-France, ils viennent de boucler leurs listes et ils y vont sans les socialistes.

 Non seulement ils y vont sans les socialistes, mais en plus, EELV a réussi à rallier toute la planète verte y compris les centristes de Cap 21. Le parti de Corinne Lepage fait donc alliance avec celui d’Emmanuelle Cosse. Et bizarrement, ça fait les affaires du candidat socialiste Claude Bartolone. Il faut dire qu'en Ile-de-France, le FN n’est pas un danger, c’est pour ça que les socialistes sont ravis que les Verts y aillent toutes tendances confondues. Les Verts, pensent les responsables socialistes, ainsi attelés pourront séduire l’électorat centriste de Chantal Jouanno qui s’est alliée à Valérie Pécresse pour les Républicains. Les socialistes espèrent ainsi rafler la mise au second tour puisque les Verts sont d’accord pour se rassembler partout au second tour.

En Ile-de-France, PS et EELV dans la bataille au premier tour

 

Si les écologistes et les socialistes sont main dans la main  en Ile-de-France, ce n'est pas le cas en PACA et dans le Nord-Pas de Calais Picardie. Et , là, ça ne fait pas du tout les affaires du PS puisque dans ces deux régions, le Front national pourrait gagner, les sondages donnent les candidates FN en tête dès le 1er tour à plus de 30% des voix. Pour contrer Marine Le Pen dans le Nord-Pas de Calais Picardie et Marion Maréchal Le Pen en Paca, il faudrait que toute la gauche se rassemble dès le 1er tour. Le risque pour les Verts c’est d’être éliminé avant le second tour et pour le PS de perdre ces régions…

Les dirigeants d’EELV ont bien compris que les socialistes ont besoin d’eux. Du coup, ils posent leurs conditions : dans le Nord Pas de Calais Picardie, ils voudraient que ce soit leur candidate Sandrine Rousseau qui soit tête de liste au nom de toute la gauche. Les Verts font valoir qu’elle sera plus séduisante pour les électeurs du Front de gauche ou de la sphère associative que la tête de liste du PS Pierre de Saintignon. Pour l’instant, le PS refuse.

Dans le Sud, en Provence Alpes Cote d’Azur, EELV ne réclame pas la tête de liste mais ils veulent qu’un grand ménage soit fait, que les socialistes effacent les traces de l’ère Guérini, l’ancien patron du conseil général poursuivi puis relaxé pour détournement de fonds publics. Ils voudraient que le PS écarte les candidats de son micro parti Force 13. "C’est fait" répond le "monsieur élections" du Parti socialiste qui parle d’arguties. Les Verts chercheraient tous les prétextes pour ne pas les rejoindre en PACA.

Le FN risque de gagner sur les divisions de la gauche

Si les Verts et les socialistes n’arrivent pas à s’entendre, c’est un risque. Pour l’instant, ils discutent encore et chacun amène ses arguments : le PS joue comme toujours sur la peur du FN et culpabilise ses partenaires. Les Verts répondent que c’est mieux quand ils partent seuls au 1er tour, parce que le PS a un effet repoussoir sur les électeurs de gauche. Ils se donnent encore trois mois pour trouver un accord, mais le plus tôt sera le mieux parce qu’il faut tout de même faire campagne sachant que le premier tour des régionales, c’est le 6 décembre prochain. 

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