L’UMP lance la revanche présidentielle de 2017

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Nicolas Sarkozy expose son programme présidentiel dans le Figaro-Magazine. Alain Juppé reçoit le soutien de Jacques Chirac, tandis que François Fillon réaffirme sa candidature quoiqu’il arrive. Nous sommes à presque 3 ans de l’élection présidentielle, mais à l’UMP, la campagne est déjà lancée, sous le signe de la revanche.

A commencer par celle de Nicolas Sarkozy. Il s’en défend avec énergie, mais l’ancien président de la République reprend sa campagne électorale exactement là où il l’avait laissée : le 6 mai 2012. C’est la date de sa défaite contre François Hollande, ce sont les premiers mots de sa tribune sur Facebook annonçant son retour.

"Je reviens", explique Nicolas Sarkozy, "enrichi par l’expérience, mûri par mes échecs… et aussi quelques succès", dit-il. Son objectif : redonner espoir à une France où monte "comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir" autrement dit à l’endroit de François Hollande. Après deux années de réflexion, Nicolas Sarkozy repart en campagne, pour prendre sa revanche sur une présidentielle perdue. Il estime toujours avoir été "battu de si peu", convaincu de ne pas avoir mérité cette défaite, que 2017 pourrait effacer. Nicolas Sarkozy veut sa revanche sur François Hollande.

Mais face à lui, il y a Alain Juppé, plus animé par une idée de revanche sur le mauvais sort. Lui aussi se défend de tout esprit de revanche, mais il reste le "meilleur d’entre nous", selon le label décerné par Jacques Chirac, il y a 20 ans. A l’époque, l’avenir d’Alain Juppé est tout écrit. Il est le dauphin de Jacques Chirac. Et c’est parce qu’il est son plus proche lieutenant qu’il tombe en silence sur l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Alain Juppé, il accepte de payer pour un système collectif, en laissant la place à Nicolas Sarkozy.

Juppé et Fillon ont aussi des revanches à prendre

Pendant toutes ces années, il reste stoïque, loyal avec sa famille. Il entre sagement et humblement dans le gouvernement de Fillon, avant d’être remercié après son échec électoral aux législatives. Après l’échec de Nicolas Sarkozy en 2012, il revient tout aussi humblement. Mais il se sait toujours le "meilleur d’entre nous" dans l’esprit du patriarche chiraquien. La formule vient tout de ressortir, estampillée Jacques Chirac, juste après que Bernadette Chirac ait tenté de l’effacer au profit de Nicolas Sarkozy. Il y eut le duel Chirac-Balladur, aujourd'hui se met en place le duel de leurs fils politiques.

Sans oublier François Fillon. Lui aussi a une revanche à prendre. Il était le premier à avoir décrit le véritable état financier du pays, il a dû ravaler son expertise 5 années durant. Aujourd'hui, il prend sa revanche sur ce tempérament bridé. François Fillon libère sa parole et son projet politique, en proposant le programme le plus libéral des 3. 

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