Les sièges des partis, nouvelle ressource financière ?

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Europe Ecologie les Verts va vendre son siège national à Paris. Un bâtiment de 800m2, dans le 10e arrondissement trop grand, trop cher pour le parti politique. C'est une façon, pour les écologistes, de rationaliser leurs dépenses (en réduisant leurs charges) et de préparer l'avenir. Les partis politiques français vont devoir s'y habituer : il va falloir réduire la voilure...

Les partis politiques français vont devoir s'y habituer : il va falloir réduire la voilure. Car les subventions de l'Etat baissent dès cette année. Le contribuable se serre la ceinture (crise oblige...), l'homme politique aussi. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles Europe Ecologie les Verts se sépare de son siège. Les subventions sont réduites de 10% sur les 5 années à venir... pour TOUS les partis. Alors, pour les écologistes, cela représente 1 million 600.000 euros au total. Leur bâtiment, dans le 10e arrondissement à Paris va leur rapporter 3 millions d'euros, une fois vendu. De l'argent qu'ils ré-investiront dans de nouveaux bureaux, plus petits et qui leur permettra de rembourser leur dette d'ici la fin de l'année. 

 

La dette de Les Républicains, un héritage de l'UMP 

 

Un changement de nom n'efface pas les soucis financiers. Le nouveau parti de Nicolas Sarkozy doit toujours 69 millions 300.000 euros. Ce n'est pas nouveau. Cela date de la campagne présidentielle de 2012. Mais aussi de l'achat du siège national, rue de Vaugirard à Paris. Le parti a lancé des efforts drastiques depuis quelques mois pour l'effacer petit à petit. Le trésorier a par exemple re-négocié les contrats téléhoniques : contrats d'électricité, gestion des bâtiment. Tout est passé au crible, jusqu'au papier toilette !!! Les cafés sont même désormais payants au siège du parti. Et puis, on l'a vu le week-end dernier, les économies se font surtout lors des rassemblements comme le Congrès fondateur. Fini donc le bling-bling. Et celà fonctione aux dires de Daniel Fasquelle, le trésorier du parti. 1 million d'euro a déjà été économisé, entre décembre et mars. L'idée c'est aussi, évidemment, d'augmenter les recettes du parti, de gagner de l'argent.

Cela passe par : 

  • les subventions de l'Etat (distribué en fonction du nombre de voix gagnées aux élections legislatives... ET du nombre de parlementaires)... En gros : il faut réussir les élections!

  • Cela passe aussi par les donations... Et pour les "Républicains", elles sont en hausses... GRACE à Nicolas Sarkozy... LA locomotives du parti... 

    En décembre, lorsqu'il est revenu à la tête de l'UMP... Le parti a enregistré 27% des dons de l'année en UN mois seulement... (Chiffre toujours communiqué par le trésorier du parti!)

  • Les recettes, enfin, ça passe par les cotisations... 1 millions d'euros a été reçu rien qu'avec la refondation du parti ! 

     

 

La vente du siège de Les Républicains pas à l'ordre du jour 

 

 

Au siège de Les Républicains ( ex-UMP), il n'est pas question de vendre. Toutefois, une partie des locaux va être louée à la Fédération du parti de Paris. Cela devrait se faire en fin d'année. Le loyer est en négociation. Notez qu'on négocie aussi, rue de Vaugirard, pour échelonner un peu plus le remboursement la dette. Les quatre banquiers du parti ont été reçus, séparemment, puis ensemble, par Nicolas Sarkozy (entre autres) qui a plaidé pour re-négocier, dans le temps un remboursement sur 7 ou 12 ans. En espérant, évidemment, une victoire à la Présidentielle ET aux législatives de 2017 ce qui augmenterait les subventions de l'Etat. 

 

Une aide de 18 millions d'euros de l'Etat, loin derrière le PS

 

 

De son côté, le PS avait gagné des sièges aux législatives de 2012.  Un peu plus de 25 millions par an. Voila le montant de cette aide. Le PS n'est pas endetté, dixit le trésorier du parti, mais il prépare, quand même, 2017, en réduisant, par exemple, le nombre de locaux par Fédération, dans les départements. Mais aussi en n'augmentant pas le nombre d'agents et en réduisant les frais de déplacement et de communication. Même chose du côté du Parti Communiste qui, dans une moindre mesure, touche 3 millions d'euros par an de la part de l'Etat. Le Front National, touche 5 millions. Et a, de son côté, du mal à convaincre les banques de lui prêter de l'argent. Une chose est sûr pour les principaux partis, en tous cas : Il va falloir convaincre leurs adhérents de cotiser d'ici 2017 : l'année de toutes les dépenses. 

 

 

 

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