Le report de certaines élections prévues en 2014 n'est pas apprécié de tous

François Hollande a annoncé ce matin le report d'une partie des rendez-vous électoraux prévus en 2014. Comme de bien entendu, l'opposition crie au tripatouillage. Y toucher, c'est s'attirer les foudres du camp d'en face à droite ou à gauche.

On prend les mêmes, on recommence: majorités différentes, mais les arguments restent les mêmes.

 

Hier accusée de chambouler le calendrier électoral pour s'attaquer aux bastions socialistes que sont devenues les collectivités locales, la droite passe aujourd'hui à l'offensive, en utilisant les mêmes armes.

A l'origine, une pratique, là aussi largement partagée, celle de détricoter ce qu'a construit l'équipe précédente. Ainsi, le conseiller territorial, imaginé par Nicolas Darkozy: une seule et même personne siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional. A la clé, une seule élection au lieu de 2 et en 2014 plutôt qu'en 2015.

Arrivé au pouvoir, françois hollande fait machine arrière. Il maintient les conseillers généraux et régionaux et donc rétablit les 2 scrutins et modifie le calendrier électoral pour éviter l'embouteillage..

François Hollande dit qu'il veut "faire simple". L'opposition l'accuse au contraire de "tripatouillage"

Ce report du calendrier serait une manipulation des socialistes, qui, confrontés aux très mauvais sondages, voudraient garder le pouvoir local un an de plus, "Ce serait toujours ça de pris" accuse le patron de l'UMP Jean-François Copé.

Des Français qui viendraient sanctionner les socialistes au pouvoir en votant massivement pour la droite aux élections municipales, cantonales et régionales .

Un scenario noir pour la majorité, qui risquerait au passage de perdre le Sénat, acquis à la gauche depuis un an car ce sont les conseillers municipaux, généraux et régionaux qui, avec les députés, élisent les sénateurs en d'autres termes, l'UMP soupçonne la gauche de vouloir retarder les élections cantonales et régionales pour conserver en 2014 la majorité au Sénat..
"Calcul un poil compliqué, mais très classique en politique " nous a confié Jean Chiche, politologue au CEVIPOF, spécialiste des élections.
Uniformiser les modes de scrutin et les circonscriptions, c'est un vaste programme. En France, le millefeuille administratif se double d'un millefeuille électoral et on n'a pas encore trouvé le régime miracle..

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