Vente par mandataire : quand il y a un loup

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Les dessous des achats de voitures moins chères sont parfois un peu obscurs. Et des incidents peuvent se produire pour vous, le client final.

La vente par mandataire est intéressante et attire – très logiquement – toujours plus d'automobilistes. Mais il peut y avoir de petits soucis. Pas forcément des arnaques caractérisées, venant de mandataires malhonnêtes (il y en a de moins en moins). Mais des complications qui peuvent survenir dans tout le circuit de commercialisation de ces voitures, qui "atterrissent" chez les discounters, après voir suivi des méandres parfois très compliqués. Contrairement au concessionnaire de marque qui achète ses voitures au constructeur et les revend, l'intermédiaire achète à l'étrangé.

Complications ces derniers jours avec un lot de Kia Sportage...

Ce lot de Kia a été acheté à un "marchand de voitures" en Belgique : Padimex. Mais  ce marchand – qui les a vendus aux mandataires, en France – ne les avait pas payées au constructeur. Résultat : les voitures appartiennent toujours légalement à l'importateur Kia, en Belgique. Mais le mandataire – acheteur de bonne foi et victime – peut aussi se revendiquer propriétaire, puisqu'il les a payées. En attendant, il ne peut pas recevoir les papiers de ces voitures. Kia Belgique estime qu'elles lui appartiennent toujours. Et voilà des voitures viciées dans les réseaux de vente.

... et problèmes pour ceux qui les ont payées

Pour l'automobiliste qui – lui aussi – a acheté une de ces voitures de bonne foi, la surprise est de taille : elles sont impossibles à immatriculer ! Administrativement, elles sont plombées : elles existent physiquement, elles sont aux mains du client, mais légalement, rien ne lui permet d'obtenir leurs papiers, c'est-à-dire la carte grise.

Les mandataires hors de cause

Eux-mêmes sont victimes de l'arnaque. Ils proposent aux clients de choisir: échanger la voiture contre une autre ou se faire rembourser – y compris les frais annexes. Vous êtes libre d'acheter une voiture ailleurs, de changer de marque, etc. Mais ce sont bien ces circuits de distribution un peu longs, ces négoces entre pays, qui génèrent les incidents de ce type, et cela nuit à toute la profession. Parfois, les mandataires finissent par payer les voitures deux fois, pour débloquer les situations !

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