Toutes les marques se mettent au 4×4

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Désormais toutes les marques automobiles se doivent d’avoir un 4×4, dans leur gamme.

Chez Jaguar, le F-Pace vient de faire son apparition. Mais là, il s’agit peut-être simplement d’une contamination, car les Britanniques ne sont pas manchots en matière de 4×4. Land Rover et Range sont des références. Or, depuis 2008 et leur rachat par l’indien Tata, Jaguar et Land Rover se retrouvent dans le même groupe.. Il était donc tentant de sortir un tout terrain, mais en  moins rustique, plus racé, à l’image du félin qui griffe la marque. Car, comme le dit Marc Luini le Directeur général, ce nouveau Jaguar au masculin devait présenter plusieurs atouts…

On montera dans "un" Jaguar au lieu de s’affaler dans le siège d’une Jaguar

Alors à quoi ressemble-t-il ce F-Pace ? Hélas, à un crossover comme un autre, car en la matière, il est presque impossible de jouer l’originalité : la garde au sol haute, l’habitacle cubique. Pas de place pour la fantaisie. Disons-le, esthétiquement c’est une déception : rien ne permet au premier coup d’œil de dire "tiens, c’est une Jaguar ".

Certes, son capot est un peu plus long que la moyenne des crossovers mais ce n’est pas une type E surélevée pour autant. Pour plaire aux américains, le principal marché avec la Chine, on lui a dessiné une calandre béante façon raie manta. On a vu les designers Jaguar mieux inspirés.

A l’intérieur du F-Pace, seule la molette de vitesse escamotable rappelle les berlines

A part ça, du cuir sur les sièges, des inserts de bois sur les portes. Classique. Mais à l’arrière, trois adultes ont du mal à tenir sur la banquette. En cause, le tunnel de transmission qui oblige l’occupant du milieu à avoir les genoux à hauteur du menton.

Finalement c’est en conduisant le F-Pace que l’on retrouve ce cocktail de douceur et de force qui fait la réputation de Jaguar. Aussi à l’aise sur les sentiers rocheux escarpés que dans les lacets d’un col de montagne. L’électronique qui gère la motricité de chaque roue et le débattement des suspensions y est pour beaucoup.

En tout terrain, il suffit de régler sa vitesse de progression de 5 à 20 km/h, d’appuyer sur un bouton et le Jaguar grimpe seul, sans que l’on touche aux pédales. On doit juste tenir le volant…Pour l’instant.

Sur route, sa structure en alu le rend léger à conduire, même si son poids approche les 2 tonnes. Et il est beaucoup plus précis et réactif qu’un Range Rover par exemple.

Pour les moteurs, on peut choisir le V6 essence de 340 chevaux, bonjour le malus, ou se contenter du 4 cylindres diesel de base à 45 000 euros, déjà très performant. Bref, les prix du principal concurrent le Porsche Macan. Après c’est une question de goût entre l’art de vivre so british et la rigueur germanique. On aurait pu espérer que Jaguar s’en démarque davantage.