Qoros : une aventure chinoise qui fait pschhhiittt !

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Nous sommes en plein salon automobile de Genève. L'occasion de revenir sur le destin "contrarié" d'une voiture qui a été présenté au Salon de Genève, il y a exactement 2 ans…

Vous le savez, les journalistes ne parlent que des trains qui n'arrivent pas à l'heure ; et des industriels qui essuient des "échecs".

Et, s'il en est un notoire, ces dernières années c'est celui de Qoros.

Qoros, c'est une marque chinoise.

Mais une marque chinoise pas comme les 60 ( ! ) autres, qui existent.

Toutes les marques chinoises font des voitures qui ont l'apparence de modèles occidentaux ; mais qui, dans leurs prestations réelles – confort, agrément, sécurité, consommation – ont des années-lumière de retard.

Qoros voulait faire autrement...

La marque a réuni des talents dans tous les domaines : ingénierie, design, etc. Des talents recrutés chez tous les grands constructeurs européens.

Et elle leur a demandé de faire la meilleure voiture qui soit ; l'idée étant de vendre cette voiture très bien faite en Europe ; pour pouvoir dire, après, en Chine : "voyez, c'est une auto qui satisfait aux exigences élevées de la clientèle européenne ; elle est donc très bonne pour vous, Chinois".

Et, au salon automobile de Genève, il y a deux ans, Qoros présentait sa berline – une sorte de Volkswagen Passat, en moins élégant

Qoros annonçait des objectifs stratosphériques : fabriquer, très vite, 150 000 voitures par an !!

Mais,  deux ans après, le constat est cinglant : l'an dernier, 8 557 Qoros produites : 94% de moins que prévu !

En 2014, il s’est vendu seulement  39  Qoros en Slovaquie (pays où se trouve son usine pour l'Eruope), alors que la marque y est présente depuis septembre 2013.

Ca, c'est de l'échec pur et dur !

Chiffres et données statistiques : Jean-Michel Prillieux, d’Inovev, cabinet d’études et de prévision dans le secteur automobile.

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