L'auto. Les voitures des présidents de la Ve République

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Aujourd’hui passation de pouvoir à l’Élysée. Dans quelles voitures roulent les présidents ?

Aujourd’hui passation de pouvoir à l’Élysée. Dans quelles voitures roulent les présidents ?

C’est à la fois classique et folklorique

Pour la remontée des Champs-Élysées, la voiture doit être française, forcément, et c’est un modèle unique. Le général de Gaulle, fidèle à Citroën avait commandé une DS découverte et rallongée par les soins du carrossier Henri Chapron. Elle mesurait 6,50 m, plus longue que les limousines américaines.

Chapron, toujours lui, fut chargé de mettre au point le Landaulet SM, autrement dit la version sans toit de la Citroën Maserati pour Georges Pompidou. Une voiture qui a tellement plu à ses successeurs que Valéry Giscard d'Estaing, même s’il a terminé à pied, puis François Mitterrand, et même Jacques Chirac, l’ont ressortie du garage pour, à leur tour, remonter les Champs-Élysées.

Avec Nicolas Sarkozy, le règne de Citroën s’arrête pour une parenthèse Peugeot

Mais là encore, on sort un Landaulet dénommé Palatine et dérivé de la 607. Une silhouette très étrange, où seules les places arrière sont découvertes, et qu’évidemment François Hollande ne reprendra pas 5 ans plus tard.
Citroën encore lui a concocté une DS5 hybride avec un large toit ouvrant repliable en toile siglée. Hélas pour le nouveau président, l’orage violent qui a inondé l’habitacle était le premier des grains de son quinquennat.

Sécurité renforcée et voitures blindées

Depuis, le plan Vigipirate a été renforcé et les services de sécurité ne sont pas chauds pour que le président Macron prenne l’air en remontant les Champs. Pas plus d’ailleurs pour qu’il ne marche, bien sûr comme l’avait fait VGE en 1974. Rappelons-nous que Jacques Chirac était dans un half track de l’armée, un ACMA, une grosse Jeep, lors d’un défilé du 14 juillet, lorsqu’on lui avait tiré dessus heureusement sans l’atteindre.


Le parc de l’Élysée possède trois véhicules blindés : la Vieille Vel Satis de Sarkozy, que l’on a brièvement aperçue le soir de l’élection, la C6 Citroën et le nouveau Renault Espace cuirassé par Centigon blindage, une société bretonne de Lamballe. Des tirs de kalachnikov ne traversent pas la carrosserie, ni les vitres, et le plancher en kevlar résiste à une explosion de plusieurs kilos de dynamite. Les pneus Runflat peuvent rouler même à plat. Tout cela alourdit le poids d’environ 750 kilos et fait tripler le prix de l’Espace aux environs de 200.000 €. Ce sera sans doute la voiture qu’utilisera le plus souvent le nouveau président pour ses déplacements. Il roulait déjà en Renault Espace mais non blindée pendant sa campagne electorale.


Pour le reste du mandat présidentiel, les présidents ont des préférences plus classiques. La vieille CX Prestige de Chirac le soir de son élection. La Peugeot 604 que Giscard conduisait lui-même. Les Renault R30 puis la R25 de Mitterrand. Mais on ne parlera pas de la Porsche 911 de Georges Pompidou car il ne l’a jamais conduite en public.