La classe S qui tire Mercedes vers le haut

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Dernière chronique avant les vacances avec pratiquement le summum automobile...La Berline S.

S'il y a bien une voiture que l'on peut appeler vaisseau amiral,
c'est bien la classe S, qui tire vers le haut toute la gamme Mercedes. C'est à
la fois la voiture des riches et celle des puissants
, autrement dit du
capitaine d'industrie, comme du président de presque tous les pays du monde.              

Elle est luxueuse, certes, mais moins qu'une Rolls Royce. Elle est puissante, mais moins qu'une Aston Martin.
Elle est l'exemple de la berline statutaire, ancrée dans l'imaginaire collectif
. On la croirait immuable et pourtant elle change régulièrement. La dernière
mouture, bien plus fluide, n'a rien à voir avec le coffre fort d'il y a 10 ans
et surtout, c'est aujourd'hui, l'une des voitures les plus modernes qui soient.
La classe S est en quelque sorte la vitrine du savoir-faire Mercedes
et de la
voiture de demain.

Bien sûr, ses moteurs vous promettent maintenant l'hybride autant
en essence qu'en diesel. Et les consommations descendent autour de 5 litres au

  1. Même sur le gros V8 de la 500, les émissions ont diminué de 20%. C'est
    important pour les flottes, mais ce n'est pas pour cela qu'on achète une classe
    S. Question confort et finition, on est au nirvana ou presque . Je passe sur le
    cuir et le bois qui entourent les occupants.

Le siège arrière peut s'allonger
comme un fauteuil
de classe affaire d'aviation. Il peut vous réchauffer...ou vous
ventiler..tout en vous massant. Et surtout, à l'avant comme à l'arrière, on ne
sent plus les inégalités du terrain. Une caméra lit le profil de la chaussée en
avant de chaque roue et la suspension s'adapte en fonction. Au point qu'un dos
d'âne ou un ralentisseur passe inaperçu. C'est mieux qu'une DS de la grande
époque
. Ce qui n'enlève rien aux qualités dynamiques de la grande Mercedes,
d'autant qu'elle a maigri de 100 kilos, même si elle tourne encore autour des 2
tonnes.

D'ailleurs des caméras et des capteurs la classe S en est
bardée. C'est l'Intelligent Drive System . Une caméra infrarouge pour la vision
de nuit
. La détection des piétons sur le bord de la chaussée et un freinage
d'urgence s'ils traversent inopinément. Une autre caméra qui détecte une
voiture arrivant trop vite derrière vous. Vos warning se mettent en marche pour
la prévenir et vos roues se bloquent pour éviter le coup du lapin en cas de
collision. Vos ceintures sont munies de mini-airbag pour amortir encore les
chocs.

De même sur route, une autre caméra dans le rétroviseur
détectera un choc latéral possible, si vous dépassez le milieu de la route sans
clignotant, un signal se fera entendre et un capteur remettra vos roues dans le
droit chemin. Évidemment, le régulateur de vitesse régule également la distance
avec le véhicule précédent
, et peut s'arrêter et redémarrer automatiquement
derrière lui sans que vous touchiez les pédales. Sauf s'il stoppe à un
carrefour plus de 3 secondes pour que vous ne bruliez pas le stop.

La classe S inaugure donc selon Mercedes une nouvelle aire
de la conduite autonome.
Quitte à déresponsabiliser celui qui est censé tenir
le volant ? On n'en est pas encore là, mais c'est sûr, l'assistant à la
conduite prend de plus en plus de place dans la voiture.