Jeux vidéo. Shadow, le PC (presque) sans PC

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Après la France, cette solution inédite de cloud gaming compte bien conquérir monde.

Les joies d'un ordinateur haut de gamme sans les inconvénients et pour 30 euros par mois, voilà l'idée d'une start up parisienne pour débarrasser les foyers du bruit des PC. Après la France, cette solution inédite de cloud gaming compte bien conquérir monde.

Il y a d’abord ce boitier noir au design futuriste

Avec ses lumières un brin criardes. Sur ses facettes aux arêtes vives, des connectiques pour brancher clavier, écran ou souris, sans oublier l’incontournable bouton de démarrage. Ainsi se présente Shadow, l’offre de PC dématérialisé de la start-up française Blade. Dématérialisé, car l'ordinateur, le vrai, ne se cache pas sous cet écrin avant-gardiste. Il est en réalité à des dizaines ou des centaines de kilomètres de là, en région parisienne, au chaud dans une ferme de serveurs. 

Et pourtant, sur votre écran, c’est bien l’interface d’un banal PC qui s’affiche, un ordinateur et pas autre chose. Pourtant, la configuration de ce PC à louer est clairement orientée vers les joueurs exigeants.

Les conditions à l’entrée sont drastiques

La fibre est obligatoire, même si chez Blade, on promet bientôt un accès Shadow aux possesseurs d’un ADSL rapide. Et puis surtout, il y a un abonnement mensuel entre 30 et 45 euros selon l’espace de stockage souhaité. Pour ce tarif, on peut aussi se passer du petit boîtier noir en téléchargeant une application sur smartphones, tablettes ou télévisions connectées. Même impression bluffante de surfer sur une PC de compétition, sans bruit ni chaleur. Tout ça grâce à des brevets maison.

Car oui, Shadow, ça marche. On pourra toujours reprocher à Shadow des erreurs de jeunesse, des prises USB trop lâches, et tous les problèmes que peut avoir un PC sous système Windows, cloud ou pas cloud.

Reste que la promesse de Shadow est tenue

S’appuyer sur la rapidité de la fibre pour louer, à distance, un PC hautes performances capable de séduire le public de gamers et bien au-delà, la promesse est tenue. Blade vient ainsi de lever 51 millions d'euros pour se lancer à l’international et attirer à lui 100 000 abonnés.