"Bioshock Infinite" : le cadeau dans le ciel

Une cité dans les nuages, une utopie religieuse au vitriol, une fille à sauver et l'Amérique en toile de fond, "Bioshock Infinite" s'élève au rang de grand jeu politique et familial.

Et quel voyage !  C'est tout simplement le grand jeu de ce début d'année : Bioshock Infinite , troisième épisode d'une saga hors norme. Une virée infernale dans un décor ahurissant de beauté et de culot : Columbia, ville imaginaire nichée dans les nuages par un illuminé au début du siècle dernier. Une cité perchée qui regorge des technologies de cette époque : la naissance du cinéma, le phonographe, la radio. Les habitants sont heureux, en apparence. Robes victoriennes, trois-pièces, hauts-de-forme, et derrière cette reconstitution détaillée, un climat de guerre civile et de racisme latent. ****

Une autre vision de l'Amérique d'antan . Le héros est un mercenaire qui doit récupérer une jeune fille, Élisabeth, dont il ne sait rien. C'est elle, le vrai coeur du jeu.

Et si les deux premiers épisodes Bioshock avaient pour cadre une cité sous-marine déliquescente rappelant l'œuvre de Jules Verne, Bioshock Infinite quitte les eaux profondes des années 60 pour 1910 et les nuages. La ville qui est ici une héroïne à part entière. Une cité dans les nuages, mais surtout une utopie politique et religieuse passée au vitriol.

Entre Jules Vernes et George Orwell, Bioshock Infinite , grand jeu à vivre la tête dans les nuages sur consoles et PC. Attention tout de même, le voyage est déconseillé au moins de 18 ans car l'action est souvent emprunte de violence.

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