Batman Arkham Origins : un cœur d'artichaut dans un corps de brute

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Ce week-end, c'est le retour de Batman dans un jeu vidéo qui revisite les origines de l'homme chauve-souris. Un retour qui vient clore sans imagination une trilogie à succès.

Comme au cinéma ou à la télévision, le jeu vidéo a vu éclore pléthores
d'adaptations de Batman. Mais trop souvent farfelues ou injouables pour rentrer
finalement dans l'histoire.

Depuis 2009 et la sortie de Batman Arkham Asylum , changement de cap. Le plus
grand détective de l'histoire de la bande dessinée y retrouvait enfin ses
lettres de noblesses grâce un univers au graphisme soignée, à des supers
méchants crédibles et surtout un Batman qui bouge et qui frappe comme jamais.

En 2011, l'excellente suiteBatman Arkham City confirmait l'essai. Cette
semaine, c'est donc au jeu Batman Arkham Origins sur consoles de salon et PC de
clore la trilogie. Un troisième volet réussi, maîtrisé, et dont le seule défaut
finalement est d'être trop fidèle à ses prédécesseurs.

L'Histoire de Batman Arkham Origins d'abord. Le décor, toujours le même,
Gotham City à visiter de long en large et en travers, librement, comme vous le
sentez. Batman n'y est encore qu'une rumeur. Une légende urbaine, un
épouvantail auquel personne ne croit vraiment, ni la police, ni les lascars.

A la veille de Noël, une tempête de neige s'abat sur la ville mais un autre
ouragan pointe son nez : un psychopathe dénommé Black Mask qui va mettre un
contrat sur la tête de l'homme chauve-souris.

Huit des meilleurs tueurs à gage au monde vont se coller à la tâche. Pas de
bol, Batman n'est pas décidé à mourir même face à des super-vilains comme
Enigma, le pingouin et surtout le Joker pour une première rencontre explosive.

Alors oui, Batman Arkham Origins est un très bon jeu à la mise en scène
solide. De par son ambiance fidèle à l'esprit des comics, sombre, poisseux et
enneigé, à ses combats toujours aussi rythmés, à ses phases de cache-cache bien
rôdées. Sans prendre de risque, le jeu confirme la qualité de ses prédécesseurs
et c'est déjà beaucoup. A noter, un bon mode multijoueur en bonus.

Finalement, le vrai défaut de Batman Arkham Origins c'est de montrer un
homme chauve-souris bien peu juvénile. Trop musclé, bodybuildé et testostéroné,
sa psychologie torturée par la mort de ses parents vient heureusement contrebalancer
des muscles trop saillants pour connaitre la maladresse. Sans oublier une ville
plus petite et moins riche. Reste une ambiance et un savoir-faire impeccable
qui font de ce Batman Arkham Origins un incontournable de Noël. C'est
déconseillé au moins de 16 ans.

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