Jardin. Une rue-jardin, à Privas, dans l'Ardèche

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Anthony Bazin a eu l'idée de végétaliser sa rue. Aujourd'hui, ils sont 17 voisins à se retrouver pour jardiner. 

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Transformer une rue en une rue-jardin, voilà le défi que s’est lancé Anthony Bazin en pleine ville, à Privas, en Ardèche. La rue qui borde son jardin de Bésignoles était en effet presque toute nue, sans fleurs, sans couleurs, ni très gaie, ni très vivante.

Végétaliser l'espace public

Voilà quatre ans, Anthony a commencé par faire des plantations aux abords de sa propre maison quand l’idée lui est venue d’associer ses voisins à cette démarche.

Il est allé frapper à la porte de la mairie pour obtenir l’autorisation de végétaliser l’espace public : "J'en ai parlé aux élus de la ville de Privas pour savoir s'ils pouvaient nous assister pour préparer le terrain, c'est-à-dire décaisser les enrobés, apporter de la terre végétale. À charge pour nous, groupe de voisins, de planter et d'entretenir ces espaces-là. 

Les élus ont été rapidement séduits par le projet. Ils avaient tout à gagner à cette idée, car on faisait un peu le boulot à leur place. Mais je ne veux pas du tout me substituer aux services techniques ! L'idée c'est de s'approprier des espaces qui ne le seraient pas par la collectivité." 

Anthony Bazin dans la serre de son jardin de Bésignoles, un bijou exotique en plein Privas. 
Anthony Bazin dans la serre de son jardin de Bésignoles, un bijou exotique en plein Privas.  (ISABELLE MORAND / DORIANE ASSIUS /RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

500 m de fleurs, de graminées, d'arbustes

Anthony et une bonne dizaine de voisins se sont alors mis au travail. Ils ont commencé à planter des deux côtés de la rue, soit 500 m de long. Des pépiniéristes locaux ou régionaux, des jardineries ont accepté de leur offrir des plantes adaptées à des conditions difficiles. Les bords de la rue sont secs, les sols sont peu profonds et pas question d’arroser.

Et ça marche ! Au printemps, s’ouvre le festival des narcisses et des tulipes suivi par la floraison de 300 iris, puis des rosiers s’épanouissent. L’été, sous la chaleur, le jardin dort un peu mais de nombreuses graminées le décorent à l’automne. Pour les voisins jardiniers, le rendez-vous est fixé un samedi une fois par mois.

Le béton semble \"avalé\" par les plantations qui le bordent. Ici, des massifs d\'iris au printemps. 
Le béton semble "avalé" par les plantations qui le bordent. Ici, des massifs d'iris au printemps.  (ISABELLE MORAND / ANTHONY BAZIN / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Lien social et amitié

Dans le quartier, la naissance de cette rue-jardin a vraiment tout changé : "En quatre ans, on a réussi à transformer notre rue en rue-jardin, mais il y a aussi tout le lien humain et social que cela a pu créer. Quand j'ai lancé cette démarche, on habitait depuis 15 ans dans le quartier, on se saluait quand on se croisait aux poubelles mais les relations étaient limitées à ces "rencontres".

Aujourd'hui, nous avons un vrai lien, des amitiés se sont nouées. Et nous recevons beaucoup de félicitations et d'encouragements, notamment de gens qui ne peuvent pas nous rejoindre, pour une raison ou une autre. On a également des habitants de Privas qui viennent régulièrement car ils apprécient notre rue fleurie, agréable. C'est notre plus belle récompense."

La séance mensuelle de jardinage réunit désormais 17 voisins.
La séance mensuelle de jardinage réunit désormais 17 voisins. (ISABELLE MORAND / FRANCE INFO / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Et demain ?

Après les plantations sont venus d’autres aménagements comme un grand hôtel à insectes construit avec des vieux volets, des planches oubliées, et le fleurissement de l'ancienne voie de chemin de fer transformée en voie verte. Chacun est venu avec ses matériaux de récup'. L’objectif d’Anthony et de ses voisins aujourd’hui : poursuivre les plantations à l’intérieur du quartier, et végétaliser d’autres rues alentours. 

Vous pouvez suivre Anthony Bazin sur sa page Facebook. L'occasion de découvrir son jardin de Bésignoles, une vraie pépite exotique en Ardèche. 

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