Jardin. Les hirondelles

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Ces oiseaux migrateurs passent l'hiver en Afrique et les beaux jours en Europe pour se reproduire. 

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On les appelle les hirondelles des granges ou les hirondelles des cheminées… Après six mois passés en Afrique, elles reviennent dans nos jardins au mois d’avril. Elles s'installent toujours dans les mêmes jardins, et nichent exactement aux mêmes endroits.

L'hirondelle fait le printemps

Chez Irène Duchemin, au presbytère de Brucheville, dans le Cotentin, les hirondelles (Hirundo rusticaont leurs habitudes. Elles réinvestissent chaque année le même appentis, ce qui étonne et émeut toujours Irène qui guette avec impatience leur arrivée : 

"Une première hirondelle arrive, je ne sais pas si c'est un Monsieur ou une Madame Hirondelle. Puis elles se posent ici les unes après les autres, souvent le 5 du mois d'avril. C'est une coïcidence, mais le 5 avril, c'est la sainte Irène. Chaque année, c'est mon petit cadeau ! J'aime beaucoup mes hirondelles. Elles font partie de ma vie, de la vie du jardin pendant 6 mois."

Herbes, plumes de poule et poils de chat

De retour au bercail, ces hirondelles rustiques, c’est leur autre nom, se mettent tout de suite au travail. Objectif : la consolidation du nid existant. Le plus souvent, c’est la femelle qui fait le gros du boulot.

Des centaines d’allers et retours sont nécessaires pour trouver l’herbe et la terre qui seront malaxées à grand coup de salive. Le nid est souvent accroché à une solive et son intérieur ressemble à un édredon moelleux. Un confort pour la future maman (et les petits) qui vont grandir dans un cocon tout doux réalisé à base de duvet d’oiseau, de plumes de poule et même de poils de chats, récupérés ici et là.

Des bébés toujours affamés ! 

Les bébés hirondelles, qu’on appelle des hirondeaux, sont couvés entre 14 et 19 jours. Quand ils éclosent, c’est l’enfer pour les parents ! Les petits sont des ventres sur pattes qu’il faut nourrir d’insectes à longueur de journée. On estime à 400 par jour le nombre de sorties des parents pour parvenir à nourrir les oisillons.

L'apprentissage du vol

Pour les hirondeaux, comme pour tous les oisillons, commence un jour l'apprentissage du vol. Et ce n'est pas une mince affaire, raconte Irène :

"Dans une nichée, il y a toujours un aîné, c'est généralement le plus gros et le plus costaud. C'est le premier à quitter le nid. Il commence par voleter dans l'appentis. Puis les parents l'appellent pour le faire sortir. Les plus faibles, les moins gros suivent. Quand les bébés sortent, les parents les encouragent par leurs chants. Les petits se posent sur des branchages, des coins de toits, et les parents viennent les ravitailler en nourriture. Le soir, tout le monde rentre à la maison. Les petits dorment dans le nid. Les parents, jamais loin, veillent sur leur sommeil et leur sécurité." 

Une population en baisse

Entre le printemps et l'été, les hirondelles mènent à terme deux ou trois couvées avant de repartir pour l’Afrique. La population de ces jolis oiseaux est en nette baisse et on ne les voit plus guère dans les villes.

La faute à la destruction des nids et à l’usage des pesticides. Ils tuent les insectes qui constituent l’unique source de nourriture de cet oiseau. À méditer quand on sait qu’une seule hirondelle est capable de boulotter 3 000 moustiques par jour... 

Irène et Jean-Pierre Duchemin.
Irène et Jean-Pierre Duchemin. (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Le jardin du presbytère de Brucheville, 3, rue de l'Église, à Brucheville, dans la Manche, est ouvert à certaines dates et sur rendez-vous. Vous pouvez contacter Irène Duchemin au 09 65 32 74 14. 

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