Jardin. Charline Batel : "Le wwoofing, c'est une expérience à faire au moins une fois dans sa vie !"

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Le wwoofing qui vient de l'anglais "world wide opportunities on organic farms", offres d'emploi mondiales dans les fermes biologiques, est très en vogue chez les jeunes. Une façon de se reconnecter à la terre, d'apprendre sur soi et sur les autres. 

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Le wwoofing de l'anglais "world wide opportunities on organic farms", offres d'emploi mondiales dans les fermes biologiques, attire de plus en plus les jeunes. Ils sont nombreux à passer de quelques jours à plusieurs semaines sur des exploitations agricoles qui cultivent en bio.

C'est quoi le wwoofing ? 

Le principe est simple : le wwoofeur ou la wwoofeuse travaille bénévolement contre le gîte, le couvert et le partage des activités quotidiennes dans des exploitations à taille humaine. Le mouvement est mondial. Son objectif ? La reconnection à la terre.

Entre envie et inquiétude

Charline Batel, 20 ans, étudiante en première année d’ingénieur en agroalimentaire, a choisi de passer un mois cet été en Auvergne. 

Je l’ai rencontrée avant ce petit saut dans l’inconnu. Elle était impatiente mais pas complètement sereine : "Je n’ai jamais fait pousser de légumes. J’ai eu des plans de tomates dans le jardin, mais cultiver, récolter de nombreux légumes, c'est très différent. Je n’ai jamais approché ni abeilles, ni ruches, cela sera une bonne expérience sans doute. Je n'ai jamais trait une chèvre. Je connais la traite des vaches à la machine, mais traire une chèvre à la main, ça ne doit pas être facile. Je pars à la fois sereine et un peu inquiète, quand même !"

Charline, en pleine traite manuelle des chèvres.
Charline, en pleine traite manuelle des chèvres. (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Une petite maison dans la prairie

Charline est donc arrivée chez Nicolas, en Haute-Loire. Dans son exploitation, il élève une soixantaine de chèvres, et fabrique du fromage. Il produit aussi des légumes et des fruits qu’il transforme dans sa petite maison, au milieu des champs.

Pour Charline, les premières heures sont un peu difficiles : "Quand je suis arrivée avec mon père et ma sœur, j'ai vu une petite maison entourée d'un petit jardin et des champs à perte de vue. Je me suis dit "Oh la la, mais où suis-je tombée ? Mais comment vais-je pouvoir survivre ici ?". Nicolas n'avait pas trop le temps de m'expliquer le contexte. C'est normal, il a des journées très chargées. Et puis, au fur et à mesure, il m'a expliqué ce qu'était sa ferme, son travail, et ce qu'il attendait de moi. "

Un apprentissage du jardinage naturel

Charline s’occupe donc des chèvres, réussit à faire son fromage, et apprend de Nicolas des méthodes de jardinage naturel. Elle désherbe à la main, arrose les plants de légumes, plante des courges, récolte des framboises, équipe les tomates de tuteurs, et apprend les techniques du paillage.

Ses quatre semaines de wwoofing sont, au final, une très belle expérience qu’elle conseille à tous les jeunes : "C’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie. J’ai rencontré de très, très belles personnes, et appris beaucoup plus de choses que je ne pensais apprendre. On apprend également sur soi, à vivre en communauté. C’est une expérience passionnante, enrichissante."

En France, 1800 exploitations accueillent des wwoofers. Plus d’infos sur le site du wwoofing en France. 

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