Preuve qu'un insecticide tue indirectement les abeilles !

Pour la première fois, une équipe de recherche française multipartenariale a mis en évidence le rôle d'un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par toxicité directe mais en perturbant leur orientation et leur capacité à retrouver la ruche.Avec Mickaël Henry, biologiste à l'INRA.

Les questions sans réponse aujourd'hui sur le déclin des populations de
pollinisateurs, qui touche les abeilles domestiques comme leurs
homologues sauvages (bourdons, osmies, etc.), ont conduit tous les
acteurs concernés à unir leurs forces. Ainsi, chercheurs (INRA, CNRS),
et ingénieurs des filières agricoles et apicoles (ACTA, ITSAP-Institut
de l'abeille, ADAPI) ont, dans le cadre d'un partenariat
pluridisciplinaire,  étudié le rapport entre l'ingestion d'un insecticide de la
famille des néonicotinoïdes et la mortalité des butineuses
. Leurs
travaux montrent que l'exposition à une dose faible et bien inférieure à
la dose létale de cette molécule entraîne une disparition des abeilles
deux à trois fois supérieure à la normale.

Mickaël Henry est biologiste à l'INRA d'Avignon

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