Zona : des conséquences sous-estimées

Le 10e Congrès International Francophone de Gérontologie et Gériatrie ouvre ses portes à Liège, en Belgique. Les spécialistes vont se pencher sur les conséquences du zona. Des conséquences dont on aurait apparemment sous-estimé la gravité.

 Un Français sur 3 ou un Français sur 4, selon les études, va souffrir d'un zona au cours de sa vie. Environ 250.000 personnes sont concernées chaque année par cette maladie dont on se rend compte actuellement qu'elle n'est pas si bénigne que cela. Le zona peut avoir un impact très important sur la qualité de vie des patients, il augmente aussi le risque de dépendance.

Le zona est une maladie infectieuse causée par le réveil du virus de la varicelle, plusieurs années après la première infection, en général après 50 ans, explique le Pr Gaëtan Gavazzi, gériatre au CHU de Grenoble. Cela se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses sur le thorax, le dos, les fesses, la nuque ou le visage.

Si la varicelle est bénigne chez l'enfant, il n'en est pas de même avec le zona chez l'adulte chez qui il entraîne des boutons mais aussi des douleurs névralgiques intenses qui peuvent, soit précéder, soit accompagner l'éruption, et parfois persister longtemps après la guérison. Ces douleurs prennent la forme de démangeaisons intenses, de sensations de brûlure.

Les conséquences sont des gênes au travail, de sommeil, des problèmes dans les activités de loisirs ou de tous les jours. Chez le sujet âgé cela peut poser des problèmes pour se lever, se laver, se préparer à manger. Cela peut engendrer une dépendance.

Le vaccin contre le zona est très intéressant car il diminue par deux le risque d'avoir un zona. Si malgré tout le zona arrive, le vaccin diminue par deux les douleurs. La recommandation indique qu'il faut se faire vacciner entre 65 ans et 74 ans, mais le vaccin est efficace dans toutes les tranches d'âges.

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