Repas de Noël : quand plaisir rime avec diététique

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Et si le repas du réveillon de Noël était bon pour la santé ? La question peut paraître saugrenue mais les aliments des fêtes sont bons sur le plan nutritionnel, à condition de les consommer avec modération et de ne pas forcer sur l'alcool.

Le repas de Noël, en dépit de ses sucres et ses graisses, peut
être intéressant sur le plan de la santé. On peut même l'affirmer : non, réveillon ne rime pas forcément
avec calories. A condition bien sûr, de ne pas manger de façon exagérée et de
bien choisir ses aliments.

"Si vous allez diner très tard, un yaourt ou un œuf dur permettent de ne pas commencer l'apéritif à jeun"

Dr Pascale Modaï, nutritionniste à Paris, revient sur un
petit conseil pratique pour ces soirs de fête où il faut se
méfier de l'alcool à l'apéritif. "Si vous allez diner très tard, un yaourt
ou un œuf dur permettent de ne pas commencer l'apéritif à jeun",
explique-t-elle .

Ainsi, il
faut manger quelque chose à l'apéritif avant de boire sinon l'alcool se répand
très vite dans l'organisme et on peut se sentir moins bien. Et se gâcher la
soirée.

Les huîtres, pleines de vitamines

En ce qui concerne le repas de Noël et une entrée comme
les huîtres, sont-elles intéressantes d'un point de vue nutritionnel ?
Selon le Dr Modaï, elles apportent des vitamines et de l'iode, ce qui est bon pour le fonctionnement thyroïde. Elles sont aussi très peu caloriques : 100
calories pour une douzaine d'huîtres, soit équivalent à une mandarine.

En revanche, le foie gras est un aliment gras et calorique.
Peut-on en consommer si on est au régime, ou si on présente un taux de
cholestérol élevé ? "Comme son nom l'indique, le foie gras est
gras. Et calorique avec 462 calories pour
100 grammes", indique le Dr Modaï.

"Le foie gras se déguste avec modération"

" Il se
déguste donc avec modération. Mais il faut aussi souligner les atouts de cet
aliment de fêtes : ses graisses sont essentiellement constituées d'acides
gras mono-insaturés qui ne sont pas néfastes pour les maladies
cardio-vasculaires. Elles ne font pas monter le cholestérol",
poursuit-elle

Le saumon fumé, riche en Omega 3

En entrée, le soir de Noël, on peut aussi déguster du saumon
fumé en entrée. Cet aliment pose un certain nombre de questions
actuellement : est-il contaminé par de nombreux polluants ou reste-t-il
intéressant sur le plan nutritionnel ?

Pour le Dr Modaï, l'atout du
saumon vient de ses Omega 3 : "le saumon poisson gras, donc riche
en Oméga 3. Ces derniers une triple action : faire baisser le taux de
triglycérides, ces graisses qui circulent dans le sang. Diminuer l'agrégation
plaquettaire, autrement dit le risque de formation d'un caillot, donc le risque
d'embolie. Et enfin, augmenter le taux de bon cholestérol. Attention aux toasts
beurrés ou blinis  avec crème fraîche. A
consommer nature ou avec un filet de citron pour les personnes au régime."

Et la dinde aux marrons ?

Un repas de Noël ne serait pas un vrai repas de Noël sans
dinde aux marrons. Que penser de ce plat sur le plan nutritionnel ? "Il
s'agit là d'une viande pauvre en cholestérol et particulièrement maigre :
seulement 2 à 6% de graisses si on enlève la peau. De plus riche en protéines,
donc viande très rassasiante. La dinde de Noël rebute parfois ceux qui sont au
régime : c'est la sauce d'accompagnement, la farce et les marrons qui
apportent les calories. Sans tourner le dos aux traditions, on peut cuisiner
plus léger en mélangeant marrons et légumes verts."

Le Dr Modaï aborde
aussi la fameuse bûche de Noël que l'on peut remplacer par des fruits exotiques
pour terminer quand même le repas en beauté.

►►► Retrouvez toutes nos recettes pour les fêtes de fin d'année :

Le saumon fumé au mascarpone et au citron vert, avec Jacques Barthouil Les poules de fêtes, avec Gilles Goujon Le pot-au-feu de Noël, avec Michel Guérard