Le syndrome de stress post-traumatique touche nos soldats

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Dans un livre à paraître jeudi 28 mars, la femme d'un soldat français raconte les ravages causés par le syndrome de stress post-traumatique. Un récit qu'elle a décidé de faire pour ne pas sombrer, mais aussi pour briser un tabou et alerter l'opinion publique.

A l'heure où les soldats français rentrent d'Afghanistan, et
où d'autres sont en train de combattre au Mali, L'enfer du
retour
, publié chez Jean-Claude Gawsewitch
, dérange et interpelle. Il
raconte le calvaire d'un homme, mais aussi celui de toute sa famille, tous
bouleversés par ces troubles psychologiques graves qui touchent de nombreux
soldats à leur retour d'un conflit armé. Son auteur, qui veut rester anonyme,
s'est entouré d'experts. Parmi eux, le Dr Patrick Clervoy, médecin-psychiatre
des armées, qui a écrit la partie médicale.

Le syndrome de stress post-traumatique ou syndrome

post-guerre

Bien que le soldat soit rentré du champ de bataille, il
continue à être perturbé par des informations des combats, explique le Dr
Patrick Clervoy. Cela se manifeste par des cauchemars à répétition, de l'agressivité,
un isolement, un refus de parler, l'alcoolisme, la dépression.

L'auteur décrit les blessures invisibles dont souffre son
mari. Ce soldat est en proie à une souffrance psychique intense, qui peut être
pire que des douleurs physiques car il se sent abandonné. Les gens ne peuvent
pas comprendre cette douleur et lui ne sait pas comment y faire face.

L'élément déclencheur

Les causes du syndrome de stress post-traumatique sont
difficiles à identifier. Mais, on sait aujourd'hui que des images, des sons,
des éléments qui surprennent le patient et le plongent dans l'effroi, entraînent
une hypersécrétion qui abîme les circuits neuronaux qui gèrent le stress. C'est
le réveil de la mémoire durant la nuit qui reproduit tous ces phénomènes.

Soigner le stress

Il faut repérer au plus vite ce syndrome car il faut beaucoup
de temps pour le soigner. Plus le diagnostic est tardif, plus les blessures
seront graves. Il faut éviter l'aggravation : le désarroi social,
affectif, l'abus de médicaments ou d'alcool.

Le traitement se fait par des médicaments, mais surtout par
un travail psychothérapeutique.

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