"Si la presse ne crée pas l'événement, elle est morte" : Franck Annese, président de So Press, présente sa nouvelle revue, "Big Bang"

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Le groupe So Press (Society, So Foot, So Good) a lancé mi-avril la revue BigBang. Vendue 19,90 euros et créée sur une idée du patron de l’agence Jésus & Gabriel, Gabriel Gaultier, elle propose 340 pages de reportages, d’idées, de sujets originaux.

Pour le président de So Press, Franck Annese, "il s’agissait de faire revivre une utopie folle, celle de l'an 2000 qu’on nous proposait quand on était plus jeune : un monde où il se passerait des trucs dingues, un monde de respect, de folies". "Et on s’est rendu compte que l’an 2000 n’était pas ouf, avec des tours qui s’effondraient et des pandémies. Et Gabriel avait cette idée depuis longtemps de faire un magazine d’utopies souhaitables, d’essayer de proposer une sorte de programme de ce que pourraient être les années à venir."

Très influencé par des médias comme Actuel et ses almanachs ou par Science & Vie, le créateur de Big Bang avait envie d’un magazine politique, qui entend peser sur le cours des choses non pas en suivant l'actualité mais en la créant. "Créer l’actualité, c’est toujours quelque chose qu’on veut faire en faisant des magazines en règle générale. À partir du moment où on n’est pas un média de temps chaud, il faut créer notre propre actualité."

Une revue annuelle, comme un almanach

Avec Big Bang, qui prône par exemple "Sauvons la planète, disparaissons !", "on n’est pas dans le registre 'C’était mieux avant', on se pose des questions, explique Franck Annese, on se dit à un moment donné que l’homme traite mal la planète, et elle n’a pas besoin de l’homme."

La revue annuelle est donc présentée comme un almanach, avec douze chapitres datés de mai 2021 à avril 2022. Ce sont douze titres regroupés dans une publication, avec "douze thématiques qu’on creuse et on les met toutes bout à bout. Du coup, ça tape dans tous les sens et on se retrouve avec les lectures très différentes. On peut apprendre beaucoup sur les arbres, ou comment on vit sous l’eau, ou comment on envahit la Suisse ou sur l’élection de Mister Moche au Zimbabwe, par exemple."

"Résister à la morosité ambiante"

Avec des titres comme Society, dont le hors-série sur l’affaire Dupont de Ligonnès a fait un carton à l’été 2020, comme Big Bang, voire le masculin L’Etiquette, la revue sur le cyclisme Pédale, celle sur le rugby Tampon!, ou bientôt 40A sur le tennis, So Press mise sur des publications à temps long, un moyen de sortir du lot. "Si la presse ne crée pas l’événement, elle est morte, martèle le fondateur de ces nombreux titres. Pour cela, il faut avoir des rythmes pas forcément ultra-récurrents, il faut faire des titres qui ont de l’exposition, qui peuvent faire parler d’eux, qui ont des sujets très anglés et pouvant faire beaucoup de bruit. C’est le meilleur moyen de résister à la morosité ambiante de ce beau média qu’est la presse papier. Et en plus, c’est rentable."

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